Vous êtes Super: Bien-être et sentiment de justice sont les deux piliers de l'engagement au travail

Vous êtes Super: Bien-être et sentiment de justice sont les deux piliers de l'engagement au travail

Vous êtes Super: Bien-être et sentiment de justice sont les deux piliers de l’engagement au travail

 

 

L’Executive MBA de l’IÉSEG School of Management-CEGOS a réalisé en partenariat avec l’institut CSA une enquête* sur l’engagement des salariés. Réalisation des missions, adhésion aux règles de l’entreprise, aide spontanée apportée aux supérieurs et aux collègues, temps de présence… Les français se sentent-ils engagés ?

Vous êtes Super: Bien-être et sentiment de justice sont les deux piliers de l'engagement au travail

L’enquête révèle que les salariés français montrent un bel engagement au travail. 84% d’entre eux répondent aux critères de l’engagement au travail et ils sont 88% à assumer de façon habituelle les missions et responsabilités décrites dans leur fiche de poste.
Dans leur immense majorité (94%), ils soutiennent également les règles qui permettent de maintenir l’ordre dans l’entreprise.
Ils reconnaissent en même temps la difficulté de leur travail : ils sont 35% à ne pas parvenir à réaliser fréquemment (5%), souvent (10%) ou parfois (20%) certaines tâches pourtant essentielles.

Ils n’en sont pas moins prêts à aller au-delà de ce qui est attendu d’eux et à s’engager dans ce qu’on appelle les comportements discrétionnaires, c’est-à-dire qu’ils en font plus que ce qu’on leur demande. Par exemple ils sont 83% à aider spontanément leur supérieur, même si cela ne concerne pas directement leur mission. Ils sont plus de 90% à soutenir leurs collègues, en écoutant leurs difficultés (94%) ou en s’intéressant à eux (92%). Ils sont aussi 73% à dépasser leur temps normal de travail.

D’après le Dr. Thierry Nadisic, directeur de l’Executive MBA de l’IÉSEG : « Ces résultats sont une bonne nouvelle dans le contexte actuel de transformation des organisations vers plus de flexibilité dans un contexte d’incertitude »

Bien-être et engagement vont de pair
La majorité des français a un sentiment de bien-être et d’épanouissement (75%). Ce que montre cette enquête, c’est que plus les salariés ressentent du bien-être et de l’épanouissement et plus ils sont engagés au travail.

En effet les français ressentant le plus de bien-être (les 25% ayant les évaluations les plus élevées) sont 86% à se sentir engagés au travail. Alors pour ceux qui ressentent le moins de bien-être (les 25% ayant les évaluations les plus basses), ils ne sont que 75% à se sentir engagés.
« Ce n’est donc pas seulement un impératif moral pour des managers que de prendre soin de leurs salariés. Il s’agit aussi d’un investissement stratégique que l’on retrouve ensuite dans la performance globale de l’entreprise » analyse Thierry Nadisic.

Justice organisationnelle, distributive et interactionnelle
Un sentiment de bien-être qui dépend étroitement de celui d’être traité de manière équitable au travail : l’enquête montre que 66% des personnes qui se sentent traitées de façon juste au travail ressentent un bien-être supérieur à la moyenne. A l’inverse, 69% des personnes qui se sentent traitées de façon injuste ressentent un bien être inférieur à la moyenne.
« Les recherches sur le juste au travail qui se sont développées ces dernières années sous la dénomination « justice organisationnelle » donnent à cet égard trois pistes d’actions concrètes. Un salarié se sent d’abord justement traité lorsque sa rémunération correspond à sa contribution en comparaison avec la contribution qu’apportent les autres salariés, c’est le domaine de la « justice distributive ». Ensuite, un salarié se sent justement traité lorsqu’il a voix au chapitre pour les décisions qui le concernent. C’est le domaine de la « justice procédurale ». Enfin, un salarié se sent justement traité lorsqu’on lui montre du respect et de l’empathie dans les relations interpersonnelles qu’on a avec lui. C’est le domaine de la « justice interactionnelle » conclut Thierry Nasidic.
* Enquête réalisée auprès de 608 Français actifs âgés de 18 ans et plus, représentatifs de la population française active.

 

FocusRH

A la Une, Emploi