Le groupement d’employeurs, une solution RH pour éviter des situations de « lutte »

Le groupement d’employeurs, une solution RH pour éviter des situations de « lutte »

 

Hôtel Ibis des Batignolles : la victoire des femmes de chambre après deux ans de lutte

Après 23 mois de lutte, une cinquantaine de femmes de chambre de l’hôtel Ibis des Batignolles à Paris ont obtenu une augmentation salariale, des primes de paniers repas et une baisse des cadences. Au total, elles auront fait grève pendant huit mois.

 

 

Pour éviter ces situations épineuses, couteuses, et douloureuses pour les salariés, il existe une solution : Le Groupement d’Employeur  

 

La formule du GE : un dispositif de mutualisation des RH

Cette organisation innovante du travail permet de concilier flexibilité pour les entreprises et moindre précarité pour les individus.

Très brièvement, on peut énoncer quatre caractéristiques principales du régime juridique

Les salariés sont couverts par la convention collective du groupement, qui aura été choisie par les entreprises avec l’information auprès de la direction du travail.

L'hôtel Ibis des Batignolles, dans le XVIIe arrondissement de Paris.
L’hôtel Ibis des Batignolles, dans le XVIIe arrondissement de Paris. © France 3 PIDF

 

Le début de leur grève remonte à l’été 2019. Une cinquantaine de femme de chambre de l’hôtel Ibis des Batignolles (du groupe Accor), situé dans le XVIIe arrondissement de la capitale, viennent d’obtenir gain de cause.

Ces femmes, qui ont lutté pendant 23 mois, dont huit de grève, dénonçaient leurs conditions de travail. “Notre victoire se mérite, nous sommes très contentes“, réagit Rachel Keke, l’une des femmes de chambre.

La victoire est là, c’est ce qui compte

Ester Sylvie Kimissa, femme de chambre

Je n’ai jamais vu de lutte aussi longue, aussi dure, mais au final les résultats sont là“, souligne Ester Sylvie Kimissa, une autre travailleuse. Et déjouter : “La victoire est là, c’est ce qui compte“.

Les femmes de chambre pointaient du doigt des cadences infernales pour faire le ménage dans l’hôtel. Salle de bain, aspirateur, changement des draps… Elles devaient travailler en une quinzaine de minutes maximum par chambre.

CDI, d’augmentation salariale, cadences réduites et nettoyage des tenues de travail

Un rythme impossible à tenir. Le tout, en dépassant régulièrement leurs horaires, alors même que les heures supplémentaires n’étaient pas payées.

Leur contrat précaire a été requalifié en Contrat de travail à durée indéterminée (CDI) chez le sous-traitant STN, qui effectue le nettoyage de l’hôtel. Le mouvement pointait ainsi une valse de la sous-traitance. En deux ans, les femmes de chambre ont changé à quatre reprises d’employeur.

Les femmes de chambre ont obtenu entre 250 et 500 euros d’augmentation salariale, ainsi que des cadences réduites. Elles ont également obtenu le nettoyage de leur tenue professionnelle par leur entreprise.

En 2018, le personnel de l’Holiday Inn de Clichy – qui dénonçait une situation comparable – avait obtenu la fin de la prestation de service après 111 jours de grève et trois mois sans salaire. Pour ce qui est des femmes de chambre de l’hôtel Ibis des Batignolles, un accord définitif doit être signé mardi matin.

 

Source France 3 Régions

 

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