La Baule : le restaurateur piquait (beaucoup) dans la caisse et menait la grande vie

La Baule : le restaurateur piquait (beaucoup) dans la caisse et menait la grande vie

La Baule : le restaurateur piquait (beaucoup) dans la caisse et menait la grande vie

 

L’ancien restaurateur – pâtissier du Kook, avenue de Gaulle à La Baule, vient d’être condamné par le tribunal de Saint-Nazaire pour avoir détourné au total plus de 200 000 euros.

 

La Baule : le restaurateur piquait (beaucoup) dans la caisse et menait la grande vie
Kook bistrot chic avenue de Gaulle à La Baule a connu un grand succès dès son ouverture mais il aura été de courte durée… (©Google)

En faisant confiance à une amie d’enfance et son conjoint, un homme s’est bien trompé et… a été bien trompé.

L’associé, un « pâtissier qui avait de l’or entre les mains », et son épouse ont vite préféré la grande vie à une gestion saine du bar Kook, Bistrot chic, ouvert en décembre 2016, avenue de Gaulle à La Baule (Loire-Atlantique). Un établissement qui a changé d’enseigne et de propriétaires depuis le printemps 2019.

Renvoi du procès refusé

Seul le mari est poursuivi pour abus de biens à des fins personnelles au sein de la SAS Les Frères de la baie entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2018.

Mais mardi 26 janvier 2021, lors de son procès, il n’était pas présent, parce que « vivant en Angleterre, il ne pouvait revenir en France du fait de la situation sanitaire et qu’il n’avait pas les moyens ». Il sollicitait un renvoi qui a été refusé.

Réceptions d’amis « aux frais de la princesse »

Les différents modes opératoires employés par le couple n’ont pas échappé longtemps au personnel, lequel a rapidement constaté aussi les nombreuses réceptions d’amis « aux frais de la princesse », arrosées du whisky et du vin de la cave. Mais « la loi du silence les empêchait de se plaindre de leurs patrons ».

 

Parallèlement, le couple s’adonnait plus à des balades et de belles vacances et leur présence au travail se raréfiait.

Main basse sur les pourboires des saisonniers

L’avocate parisienne de la victime, un homme qui a apporté un gros capital dans l’affaire, a commenté cinq modes opératoires pour se servir en espèces, auxquels il faut ajouter le vol de chèques-restaurants retrouvés dans une portière de voiture ou encore les pourboires des saisonniers. Elle a estimé le préjudice à plus de 150 000 €.

Parfois, la caméra de surveillance les a surpris « les mains dans le sac ».

« Pâtissier très doué »

La procureure est revenue sur la genèse de l’affaire. Elle a regretté d’une part qu’après la plainte, le couple n’ait plus été joignable et qu’il ait fallu un mandat de recherche pour procéder à l’interpellation lors de son retour en France.

Elle a aussi regretté « le gâchis fait par ce pâtissier très doué ». Même leur bailleur s’est plaint, puisque le loyer n’était plus assuré. Sans compter un rappel d’impôts.

Un à trois grammes de cocaïne par jour

Après avoir reconnu les faits de façon très progressive, il s’est avéré que le prévenu consommait journellement un à trois grammes de cocaïne, soit en moyenne 80 €, et que sa compagne ne l’aurait su que depuis un an.

La représentante du ministère public a requis dix mois de prison avec sursis et 5 000 € d’amende. Le tribunal a condamné l’absent à douze mois de prison avec sursis et 3 000 € d’amende.

Il devra verser 2 000 € de préjudice moral à son ex-associé et 207 195 € à la SAS Les frères de la baie.

 

Source Actu.fr

 

 

 

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