Hôtellerie et restauration. 23 000 demandeurs d’emploi en Bretagne

Hôtellerie et restauration. 23 000 demandeurs d’emploi en Bretagne

 

En septembre 2021, Pôle emploi a comptabilisé 23 300 demandeurs d’emploi en Bretagne dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. En parallèle, le nombre d’offres d’emploi a bondi de 30 % par rapport à l’année dernière. Un croisement des courbes qui placerait les travailleurs en position de force.

 

Hôtellerie et restauration. 23 000 demandeurs d’emploi en Bretagne

Au dernier trimestre, les offres d’emploi dans l’hôtellerie-restauration ont bondi de 30 % en Bretagne.

 

En septembre 2021, la Bretagne comptait 23 300 demandeurs d’emploi dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Les personnes en catégorie A, qui déclarent aucune activité, sont en forte baisse. Au tout début de la crise du Covid, en mars 2020, ils étaient 16 000. Ils sont aujourd’hui 10 900.

« Il y a deux raisons à cela, avance Nicolas Maxime, responsable de la statistique à Pôle emploi Bretagne. Certains demandeurs ont décidé de se réorienter après le confinement. D’autres ont simplement été recrutés. »Les offres d’emploi ont en effet bondi de 30 % au dernier trimestre comparé à l’année passée. Pourtant, toutes ne trouvent pas preneurs. Comment l’expliquer ?

 

Concurrence de l’agroalimentaire

« D’abord parce que les gens n’ont pas toujours tout à fait les compétences adéquates. Ça peut passer par un temps de formation. Ensuite, il peut y avoir une inadéquation géographique. » En clair, l’offre est loin du domicile. Plus jeunes, les travailleurs du secteur n’ont pas nécessairement de permis de conduire. Ils sont en tout cas moins mobiles que ce que déclare le reste des demandeurs d’emploi.

La Bretagne est la région de France où le taux de chômage est le plus faible de France (6,5 %). Et selon les projections de l’Insee, ce taux va continuer de baisser. Contrairement à d’autres régions, plusieurs secteurs convoitent en même temps les mêmes profils. Et entrent en concurrence.

L’agroalimentaire en premier lieu mais aussi les métiers du service à la personne et plus généralement de la santé, ou encore des transports. Des branches qui embauchent sans nécessairement réclamer des hauts niveaux de qualification.

« Ce n’est plus l’entreprise qui choisit le candidat mais l’inverse, relève Nicolas Maxime. Pour attirer, les entreprises doivent réussir à se démarquer de celle d’à côté. » Une situation qui placerait aujourd’hui l’employé en situation de force pour négocier salaires ou conditions de travail.

 

Source Ouest France 

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