Fausse annonce d’emplois : cette arnaque très perfide pour obtenir vos données personnelles

Une escroquerie particulièrement bien ficelée a ciblé des designers UX qui croyaient être embauchés par une agence de développement web. L’arnaque consistait à récupérer des données personnelles sensibles.


Près de 130 personnes ont été victimes d’une escroquerie à l’offre d’emploi. Toutes ont crû être embauchées à des conditions avantageuses par la société Kwantic, une véritable agence de développement web dont l’identité a été usurpée, rapportent Le Figaro le 13 décembre et BFMTV le 14 décembre derniers. Offre d’emploi diffusée sur Indeed et LinkedIn, vrai entretien d’embauche, envoi d’un CDI et rendez-vous pour signer le contrat au siège social de la vraie entreprise à Paris ou à Bordeaux… Presque tous les ingrédients d’une candidature réussie étaient là, exception faite qu’il s’agissait d’une arnaque.

Le faux recruteur annulait le rendez-vous la veille du rendez-vous, prétextant des difficultés liées à la perte d’un gros client. Entre temps, le vrai candidat avait envoyé de nombreuses données personnelles comme son RIB, une photocopie de sa carte d’identité, un justificatif de domicile de moins de trois mois, et son attestation de Sécurité sociale.

Un poste d’UX Designer avec un salaire mensuel de 3.209 euros

L’alerte a été lancée par l’une des victimes qui, croyant être embauchée, a appelé la société usurpée pour demander des détails supplémentaires. Elle est tombée des nues – tout comme son directeur, Stéphane Cathers – lorsqu’elle a appris que l’offre d’emploi était fictive. Près de 130 personnes seraient tombées dans le piège, alerte le co-fondateur de Kwantic dans un post sur son compte LinkedIn, qui a eu au téléphone une vingtaine de victimes. Ces dernières avaient répondu à des offres fictives pour des postes de designer UX avec des conditions très avantageuses comme un salaire à 3.209 euros par mois et un télétravail total.

Le Figaro rapporte ainsi le cas d’Aurélie qui a candidaté à la fausse offre et qui ne s’est doutée de rien pendant son entretien de douze minutes. La personne semblait bien connaître le secteur d’activité et rien ne lui a paru étrange ou inhabituel. Le contrat en CDI proposé contenait des informations exactes que l’on peut trouver sur le registre des sociétés, signé par Benjamin Quéroy, le véritable directeur général de Kwantic. Sur son post LinkedIn, le vrai directeur de l’agence déplore les conséquences pour de nombreux candidats, certains étant sur le point de démissionner de leur travail, avec des enfants et des crédits, et des frais de déplacement pour signer le contrat qui ne seront jamais remboursés. Le fondateur a porté plainte contre X, pendant qu’Indeed a supprimé le compte qui avait posté l’offre litigieuse, précise Le Figaro.

Source Le Point

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