
Partout en France dans les stations-balnéaires, les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration manquent de main d’œuvre. Certains hôtels renoncent même à ouvrir certaines chambres, faute de personnel. Reportage à Fréjus, dans le Var, mardi 26 juillet.
À Fréjus (Var), les professionnels de l’hôtellerie et de la restauration vont-ils tenir le rythme ? Dans un hôtel quatre étoiles de la ville, il manque trois femmes de chambre, alors il faut hâter le pas. Le rythme est effréné : 45 minutes par chambre, et pas une minute de plus. Depuis trois mois, une assistante des ressources humaines poste des annonces sur les sites d’emploi, sans succès. « Je ne trouve personne. (…) J’en viens à rappeler d’autres personnes qui étaient là l’année dernière, et même qui ont postulé il y a deux ans », explique Laure Steverlynck, l’assistante des ressources humaines de l’hôtel.
200 000 emplois saisonniers resteraient à pourvoir
Faute de personnel, elle a pris une mesure drastique : trois chambres ont été condamnées. L’une d’elles se négocie d’ordinaire à près de 300 euros la nuit. Les candidats pour des postes de saisonniers sont devenus plus exigeants. Un restaurateur l’a bien compris : pour fidéliser son personnel, il a décidé d’augmenter les salaires de ses deux plus anciens salariés. En plein cœur de la saison estivale, près de 200 000 emplois saisonniers resteraient encore à pourvoir.



