Eté 2018 : La presse semble découvrir le phénomène de pénurie dans l'hôtellerie

Eté 2018 : La presse semble découvrir le phénomène de pénurie dans l’hôtellerie

Eté 2018 : La presse semble découvrir le phénomène de pénurie dans l’hôtellerie

Le nombre d’articles sur le manque de salariés en Hotellerie et restauration, est devenu vendeur pour la prise d’abonnements et la vente de publicités, en ce mois d’Aout. Il ne se passe pas une journée sans qu’un quotidien fasse un article, souvent une reprise d’un confrère sur le sujet. La rentrée va être chaude pour certains…..

Eté 2018 : La presse semble découvrir le phénomène de pénurie dans l'hôtellerie

PÉNURIE DE PERSONNEL DANS LA RESTAURATION, UNE ÉPOQUE OÙ TOUT VA TROP VITE :  » IMPATIENTS D’ÉVOLUER, LES JEUNES REFUSENT DE PASSER LES ÉTAPES COMME LEURS AÎNÉS «

signature-food-and-sens F&S continue à relayer les papiers qui font état de la pénurie de personnel dans l’hôtellerie et la restauration, d’après le quotidien La Dépêche du côté de Toulouse de nombreux postes ne sont pas pourvu depuis de longs mois.   » Impatients d’évoluer, ils ( les jeunes ) refusent de passer les étapes comme leurs aînés  » indique un directeur d’hôtel.

Alors d’après vous tout va t’il trop vite ? à l’époque d’internet gravir rapidement les échelons est normal ou doit on attendre de franchir toutes les étapes d’une formation pour prendre des postes à responsabilité ?

Recruter un pâtissier, un chef de rang, un serveur, une femme de chambre… Une difficulté notoire dans l’hôtellerie et la restauration. Pourtant des solutions existent.

«Depuis des mois je cherche un chef de cuisine payé 2500 € net mensuel et deux jours de congé par semaine, se désole Christophe Baron, professionnel de la restauration à Toulouse. Ce métier est pourtant l’un des rares sans chômage et où quelqu’un de motivé peut faire sa place». Un cas malheureusement pas isolé. En parcourant le centre-ville, on est surpris de voir le nombre d’affichettes à la recherche de serveur, barmaid ou limonadier….Des postes non pourvus souvent depuis plusieurs mois !

Les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie tirent la sonnette d’alarme : les jeunes ne sont plus intéressés par ces secteurs d’activité. Arnaud Goldenberg, directeur de l’hôtel Pullman Centre, n’a de cesse de pointer ce problème : «La situation se dégrade chaque année un peu plus. C’est une question générationnelle. Les X et Y, arrivés sur le marché du travail refusent certaines conditions imposées par le secteur de l’hôtellerie, tels le stress, les horaires décalés ou la contrainte du week-end. Au profit de leur vie privée». Selon lui, une génération pressée, de plus en plus diplômée et amère de démarrer avec des salaires qu’elle juge trop bas. «Impatients d’évoluer, ils refusent de passer les étapes comme leurs aînés», poursuit ce directeur.

Eté 2018 : La presse semble découvrir le phénomène de pénurie dans l'hôtellerie

La Coupole à Trouville emploie 7 personnes à l’année, et peine à recruter des effectifs supplémentaires. (©Le Pays d’Auge)

Pénurie identique de femme de chambre, réceptionniste, serveur et cuisinier, l’hôtel Crowne Plaza . «On passe des annonces dans des journaux spécialisés, à Pôle Emploi, on fait marcher les réseaux sociaux, Facebook. Pour pas grand-chose», martèle Didier Vincent, le directeur. À Toulouse, avec une augmentation de touristes, le secteur peine à remplacer son personnel en congés. «Le personnel local disponible, préfère faire les saisons en bord de mer. Il faut se réorganiser, revoir les plannings». Propriétaire de la Brasserie de l’Opéra, Gratien Castro passe désormais beaucoup de temps aux fourneaux pour pallier l’absence d’un cuisinier, «pour continuer à satisfaire le client, on n’a pas le choix. Aujourd’hui, un cuisinier c’est de l’or». Une situation qui, selon Ivo Danaf, président de l’Umih 31, impose de prendre du personnel non professionnel et de former sur place les plus compétents. «Ces métiers ne sont pas assez valorisés auprès des jeunes, assure Didier Vincent. Des professions pourtant évolutives avec des salaires intéressants». Président de la restauration à l’Umih 31, Jean-Philippe Deschamps, s’interroge : «Les formations sont bonnes et les horaires revus depuis la loi Aubry. Pour exemple, chez moi, un serveur est rémunéré 1300 € net pour 39 heures et six semaines de congés payés. Sans oublier les pourboires».

Pénurie de main-d’œuvre : des pistes

Le 19 juillet dernier, à l’occasion du Conseil Interministériel du tourisme, les professionnels, confrontés à cette pénurie de main-d’œuvre, ont demandé aux pouvoirs publics de faciliter l’obtention des autorisations de travail pour les étrangers sans papiers. «La formation et le boulot, on peut leur fournir, assure Didier Chenet, président du Groupement national des Indépendants (GNI). La balle est dans le camp du gouvernement». Autres solutions : cliquez ICIpour lire la suite

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