Airbnb : Paris hausse le ton contre les meublés touristiques

Airbnb : Paris hausse le ton contre les meublés touristiques

Airbnb : Paris hausse le ton contre les meublés touristiques

Airbnb est considéré comme concurrent déloyal par la profession hotellière. La vingtaine de contrôleurs de la mairie ciblent dans cette opération 65 à 80 immeubles dans 13 rues. Mercredi matin, 30 infractions étaient déjà constatées.Paris lance l’offensive contre Airbnb

 Airbnb : Paris hausse le ton contre les meublés touristiques

Paris lance l’offensive contre Airbnb  

Pendant trois jours, et depuis mercredi, la Mairie de Paris a lancé dans le quartier du Marais une opération de contrôle des meublés touristiques qui y pullulent, essentiellement via Airbnb. Une première à cette échelle, les 400 à 500 contrôles annuels se font d’habitude au coup par coup. A quelques semaines de l’été, l’adjoint au logement Ian Brossat a voulu frapper du poing sur la table face aux 30.000 meublés existants.

« La location par un Parisien de son logement principal pendant ses vacances ne nous pose pas de problèmes, nous visons les multipropriétaires qui louent leurs résidences secondaires à prix fort aux touristes. Ils peuvent réaliser en une semaine le gain d’un mois de location standard », déplore Ian Brossat. Ce phénomène prive les habitants de biens à louer et entraîne une hausse des prix. Cela expliquerait queles 4eet 6e arrondissements, très prisés des touristes, soient les seuls à perdre des habitants.

30 infractions déjà constatées
La vingtaine de contrôleurs de la mairie ciblent dans cette opération 65 à 80 immeubles dans 13 rues. Mercredi matin, 30 infractions étaient déjà constatées. Les loueurs indélicats, une fois identifiés, sont invités à remettre leurs appartements en location traditionnelle ou à respecter la règle de la compensation. La mairie autorise le meublé touristique à condition qu’une surface équivalente de bureau ou de commerce soit convertie en logement et remise sur le marché.

Pour contrer les compensations qui se généralisaient dans les parties nord, moins chères, de la capitale, l’exécutif parisien s’est donné un levier d’action plus puissant en novembre dernier en imposant que les compensations se fassent dans le même arrondissement. Dans le centre, la compensation doit même se faire au double de la surface du meublé. La pression a fini par payer puisque 500 propriétaires ont régularisé en 2014 leur situation. Et 20 condamnations pour 560.000 euros ont été prononcées. Le propriétaire de 4 meublés a même dû payer 100.000 euros. Mais selon Ian Brossat, « les contrôles montrent que 70 % des meublés sont illégaux ».

Matthieu QUIRET

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