Front commun des secteurs de l'hôtellerie et de l'immobilier contre Airbnb

Front commun des secteurs de l'hôtellerie et de l'immobilier contre Airbnb

Front commun des secteurs de l’hôtellerie et de l’immobilier contre Airbnb

 

Nouvel assaut contre Airbnb, Abritel ou Le Bon Coin et autres. Les professionnels de l’hôtellerie se sont alliés à ceux de l’immobilier pour saisir le parquet de Paris à l’encontre des plates-formes numériques de réservation. Selon le « JDD », qui a donné l’information dimanche, les syndicats d’exploitants hôteliers GNI-Synhorcat, AhTop et les associations professionnelles de l’immobilier, comme la Fnaim et le SNPI, soit au total plus de 800 plaignants, déposeront une plainte ce lundi.

 

Front commun des secteurs de l'hôtellerie et de l'immobilier contre Airbnb

Emmanuel Marill est directeur France de Airbnb depuis septembre 2016. Son entreprise est la cible d’une plainte groupée. (Reuters)

Cette action fait suite, rappelle le journal, à une première action entamée fin 2015 qui a permis au parquet de réunir des informations susceptibles de justifier aujourd’hui des poursuites.

Inégalité de traitement

De quoi s’agit -il ? De reconnaître que les plates-formes de réservation qui ont conquis le marché de la location saisonnière s’exonéreraient de toute une série d’obligations que la loi impose aux professionnels traditionnels exerçant le même métier. Les intermédiaires comme les agents immobiliers qui gèrent aussi de nombreuses locations saisonnières dans les villes touristiques et balnéaires doivent ainsi posséder une carte professionnelle. Pas Airbnb. Les agents de voyages doivent, eux, être immatriculés.

Les plaignants citent également l’absence d’agrément pour les services de paiement ou l’offre de garanties financières de la part des plates-formes sans que celles-ci aient le statut d’assureur. En résumé, c’est le combat entre la vieille économie prise dans les filets de la réglementation tricotés au fil des décennies et d’une nouvelle économie qui prétend y échapper en réduisant son rôle à celui de simple prestataire de services.

Cette action en justice s’ajoute aux mesures de plus en plus nombreuses prises par le gouvernement et les villes afin d’encadrer et endiguer la location saisonnière. A commencer par l’obligation faite aux sites de transmettre au fisc les revenus des particuliers loueurs à partir du 1er janvier 2019.

Philippe Bertrand, Les Echos

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