Il commandite des tirs de vengeance sur un restaurant de Toulouse, l’ex-employé d’un fast-food jugé vendredi

L’ancien employé de ce fast-food aurait payé des « clandestins » pour tirer sur la façade du restaurant du quartier du Mirail à Toulouse.

En conflit avec son employeur, l’employé reconnaît avoir commandité des tirs.

Le conflit avec son employeur vire à la vengeance. Un homme de 27 ans sera jugé en comparution immédiate ce vendredi à Toulouse (Haute-Garonne) pour avoir commandité des tirs sur un fast-food situé sur le périphérique ouest de la ville, dans le quartier du Mirail. Selon les informations de La Dépêche du Midi, confirmées au Parisien par le parquet, le mis en cause aurait été en conflit avec son employeur, le patron du restaurant, à la fin de son contrat et aurait décidé de s’en prendre à lui.

Le 12 octobre dernier, le Boum Fried Chicken est pris pour cible par des tirs de mortier. Des poubelles sont incendiées, mais pas de blessé. Quelques jours plus tard, le 27 octobre, alors que l’établissement est fermé pour la nuit, « au moins quatre tirs » ont visé la façade. Au moins trois balles traversent les vitres. Grâce à la vidéosurveillance et au recueil de témoignages, les enquêteurs remontent rapidement au mis en cause, ainsi qu’à son petit frère, un jeune homme de 17 ans

Tous deux sont interpellés en début de semaine. En garde à vue, l’aîné, déjà connu pour des faits de dégradation du bien d’autrui par moyen dangereux, explique avoir contacté deux individus pour commettre ces tirs sur la porte du restaurant. L’homme reconnaît aussi avoir payé quelqu’un le 13 octobre dernier pour crever les pneus d’une voiture, sans que l’on sache si cette affaire est liée au conflit avec le patron du fast-food.

Les exécutants, des « clandestins » introuvables

Selon lui, les exécutants sont des « clandestins », dont il ne peut donner ni les noms, ni les coordonnées. D’après la Dépêche du Midi, ces individus auraient été payés 20 euros pour les tirs.

Quant à son cadet, dit le commanditaire aux policiers de Toulouse, il est étranger aux faits. Il a d’ailleurs été relâché faute d’élément permettant de l’incriminer, indique le parquet.

L’homme est poursuivi pour complicité par instigation de dégradation du bien d’autrui par moyen dangereux pour les personnes. Déféré ce jeudi au parquet de Toulouse, il sera jugé ce vendredi en comparution immédiate.

Source Le Parisien

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