Vers un classement adapté au développement durable et aux évolutions de la demande ?

Vers un classement adapté au développement durable et aux évolutions de la demande ?

Vers un classement adapté au développement durable et aux évolutions de la demande ?

 

Le classement de l’offre hôtelière française va être adapté aux mutations du secteur afin d’intégrer l’offre en plein essor des hostels et auberges de jeunesse de nouvelle génération et de valoriser les efforts en matière de développement durable. Le directeur des affaires juridiques et réglementaires d’Atout France, qui gère le classement des hébergements, en a fait l’annonce le 16 novembre lors du congrès du GNI-Synhorcat. Jean Castex précisera les axes de cette modernisation le 20 novembre lors de la présentation du plan de reconquête du Tourisme.

 

Vers un classement adapté au développement durable et aux évolutions de la demande ?

Le chantier est déjà lancé depuis quelques mois. Atout France y travaille avec les syndicats patronaux de l’hôtellerie-restauration (GNI, Umih, GNC). Le nouveau classement entrerait en vigueur à partir d’avril 2022,

Une « rénovation du classement »  plus qu’un changement en profondeur. C’est le terme employé par Guillaume Lemière, directeur des affaires juridiques et réglementaires Atout France. Avec l’objectif d’intégrer les évolutions en matière d’équipements et de services attendues par la clientèle.

Le référentiel du classement hôtelier avait déjà fait l’objet de modifications, en vigueur depuis avril 2016. En effet, le code du Tourisme prévoit une révision de ses critères tous les cinq ans. L’heure était donc venue.

Le peu que l’on sache, pour l’instant, du référentiel du futur classement, c’est qu’il intégrera des critères de développement durable « atteignables et accessibles » (Lemière). Lesquels ? Obligatoires ? Optionnels ? On en sait pas plus. L’actuelle grille de classement comporte déjà des critères DD ! 13 exactement, numérotés de 229 à 241. Des critères en très grande partie « à la carte », donc optionnels malheureusement. En dehors de trois relatifs à la « sensibilisation des collaborateurs »à la gestion de l’énergie, de l’eau et des déchets et des énergies.

Par ailleurs, la prochaine grille tiendra compte de la numérisation des services («check-in» dématérialisé…). Ainsi que de nouveaux usages (hôtel «lieu de vie», espaces de travail…). Et également des mutualisations de services et d’équipements entre deux hôtels proches. Une piscine, un spa ou un restaurant, par exemple.

Un classement pour les hostels

En outre, plébiscitées par les jeunes, les auberges de jeunesse et autres hostels (Joe and Joe, Generator, Meininger, UCPA…) bénéficieraient d’un classement spécifique.

Concernant les meublés de tourisme, on l’ignore parfois, Ils disposent déjà d’un classement géré par Atout France. Mais du propre aveu de l’opérateur, ce classement reste «encore confidentiel». Au sens propre et figuré, pourrait-on ajouter, puisque les meublés classés ne font pas l’objet d’une mise en ligne sur le site d’Atout France. Contrairement aux autres types d’hébergement. Campings. Parcs résidentiels de loisirs, Hôtels de tourisme. Résidence de tourisme. Et villages de vacances.

Ce classement des meublés de tourisme sera  donc lui aussi modernisé. Par «souci d’équité» vis-à-vis des hôteliers, a justifié G. Lemière. Avec d’avantage de locations saisonnières classées.

Près de 13 400 hôtels classés

Jean Caste dévoilera ce plan de modernisation du classement lors d’un déplacement en région Centre, a indiqué l’Elysée.

Le classement hôtelier était devenu volontaire depuis sa grande réforme de 2009.  Selon le dernier recensement effectué par l’Insee début 2021, 12 807 hôtels de tourisme étaient classés. Soit environ 74 % des adresses et 85 % des chambres.  Selon les données disponibles sur le site d’Atout France à la mi novembre, le nombre de classés s’élevait à 13 386.

Ce nouveau classement avait entraîné, de facto, une forte augmentation du nombre d’établissements classés 3, 4, et 5 étoiles. Selon certains experts (Coach Omnium notamment), cette montée en gamme était largement artificielle. Car elle ne correspondait pas une élévation des prestations, en raison d’un référentiel fort souple, « clientéliste» accusait Coach Omnium, et manquant d’exigences.

Le référentiel datant de décembre 2009 avait été révisé en janvier 2016. Il avait fortement augmenté le niveau minimum de points à satisfaire dans les critères obligatoires. Par exemple, 397 points contre 298 précédemment pour un 5 étoiles. Ou 257 points contre 177 pour un 3 étoiles. L’établissement avait la faculté de satisfaire à 95 % seulement de ces points. Avec l’obligation toutefois de compenser les 5 % manquants par trois fois plus de critères optionnels. Ces critères là étant par ailleurs décomptés du minimum de critères optionnels exigés (118 pour un 5 étoiles, 87 pour un 3 étoiles).

Source Infos HR

 

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