Le Salaire de la Peur

Le Salaire de la Peur

 

Au moment ou François de Rugy, souhaite faire baisser le rythme de travail à l’Assemblée nationale, les nababs de l’Assemblée nationale se gave de salaires mirobolants et de primes. En comparaison des salaires de l’Hotellerie Restauration c’est scandaleux, voir discriminatoire. Après la SNCF il serait normal de s’attaquer à ces niches la aussi.

 

Le Salaire de la Peur

On croyait avoir tout vu avec les gros salaires et les primes illégales de Bercy, mais il y a encore pire chez les fonctionnaires de l’Assemblée !

« Les fonctionnaires parlementaires sont drogués à la prime », écrit-il, et les taux de ces primes « sont astronomiques, insensés, absurdes… Rien ne peut justifier un tel traitement de faveur ». Selon lui, la prime la plus connue est la prime de nuit, « un privilège acquis après un combat syndical » sur le thème de la pénibilité. Elle « s’applique à tous les fonctionnaires, qu’ils soient en train de dormir ou effectivement à l’Assemblée à travailler ». C’est une prime qui est versée à chaque salarié « de manière égale ». Ce dernier point est très important, car il explique en partie les chiffres énormes qui vont suivre.

Paul Jossé a pu reconstituer les montants réels moyens des salaires nets versés aux fonctionnaires de l’Assemblée nationale pendant l’année 2017.

L’agent débutant est à 77 580 euros net par an

Considérons les trois catégories principales de ces salariés de l’Assemblée : les agents de base (ils étaient 398 dans la grille au 1er septembre 2017), les agents de maîtrise ou cadres intermédiaires appelés « assistants de direction et de gestion » (au nombre de 206) et enfin les 175 hauts fonctionnaires dits « administrateurs ». Les agents ont gagné en 2017 entre 6 465 et 9 449 euros net mensuel, les assistants de direction entre 6 838 et 10 507 euros et les administrateurs entre 7 920 et 18 736 euros – soit jusqu’à 224 832 euros par an. L’agent débutant est donc à 77 580 euros net par an tandis qu’un administrateur du sommet de la hiérarchie vogue allègrement à 224 832 euros. Et ils sont 1 132 au total à être ainsi claquemurés dans la naphtaline de leurs privilèges d’un autre temps !

Des revenus supérieurs à ceux d’un ministre

 

À l’autre bout de la chaîne, chez les agents de base de l’Assemblée, on trouve les employés les plus cousus d’or et les mieux payés de tous les agents de base français, toutes catégories confondues, avec leurs salaires qui démarrent à 6 465 euros et montent jusqu’à 9 449 euros en fin de carrière. Notre auteur, qui a cohabité avec eux à l’Assemblée, les a vus à l’œuvre : « Dans les bâtiments où travaillent les députés sont positionnés à chaque étage des bureaux d’agents, écrit-il dans son enquête. Ces fonctionnaires sont nommés les agents d’étage. Leur rôle est essentiellement de rendre service aux députés et aux assistants parlementaires en distribuant le courrier dans des cases nominatives attribuées, une fois le matin, une fois l’après-midi, ou encore distribuer des ramettes de papier blanc (deux par semaine) et transporter d’un bâtiment à l’autre des rapports et textes de loi que certains élus ont réalisés. »

Ils discutent entre eux, jouent aux mots fléchés et au sudoku.

« Ils peuvent aussi répondre aux questions, poursuit-il, et donner des orientations sur certains services existants. Et… c’est tout. Mais alors, que peuvent-ils bien faire entre deux distributions de courrier et de ramettes de papier blanc ? » Réponse : « Ils discutent entre eux, jouent aux mots fléchés et au sudoku […], regardent la télé […] ou des films sur leurs ordinateurs. » On a bien compris : ils n’ont rien à faire d’autre que de s’occuper du courrier et des ramettes ! Et ils sont 400 dans ce cas !

Dans ce marécage qui sent mauvais – bienvenue chez les nababs de l’Assemblée nationale ! –, il reste enfin une question : pourquoi donc la loi de moralisation de l’été 2017 qui a fait perdre aux députés leur « indemnité de frais de mandat » n’a-t-elle touché en rien aux privilèges des fonctionnaires de l’Assemblée qui finissent par gagner tous, sans exception, du directeur à l’agent débutant, plus d’argent que les députés eux-mêmes qu’ils sont censés assister dans leur travail. C’est le monde à l’envers, un vieux travers en France où l’on n’hésite jamais à marcher sur la tête, en fonction des capacités de nuisance des uns ou des autres !

Le Point

Le Salaire de la Peur

Le Night Auditor ou Réceptionniste de  Nuit

Ses activités clés

  • Clôture des opérations de la journée : chiffre d’affaires, facturation, encaissement, gestion des fonds de caisse, etc.
  • Gestion des départs et arrivées tardifs
  • Tenue du planning de réservations
  • Réalisation de rondes de sécurité dans l’enceinte de l’hôtel

Sa formation et son parcours professionnel

Le rôle du night auditor englobant les activités d’un réceptionniste, sa formation est la même : le CAP Services Hôteliers, seul ou suivi d’un Bac Technologique Hôtellerie option Hébergement – Réception constitue la voie d’accès traditionnelle. Pour compléter ces formations, il existe une MC Accueil – Réception (Mention Complémentaire) et un CQP Réceptionniste (Certificat de Qualification Professionnelle), tous deux accessibles après le Bac.

Le fameux BTS Hôtellerie-Restauration option A : Mercatique et Gestion Hôtelière n’est toutefois pas à exclure, car il vous permettra d’évoluer plus rapidement vers les responsabilités d’un réceptionniste de jour et à terme, de prétendre à un poste de chef de réception.

Ses qualités

  • Noctambule. Cela va sans dire, le travail d’un night auditor impose un rythme de vie diamétralement opposé à celui des autres métiers de l’hôtellerie restauration, donc un métier fatiguant pour le corps et l’esprit. Vous devrez prendre un nouveau train de vie et aménager de nouveaux horaires.
  • Autonome. La nuit, tous les chats sont partis – comment ça ce n’est pas le bon proverbe ? –. Le night auditor travaillant seul, il est capable de prendre des décisions seul en cas de problème et s’assume.
  • Multilingue. Personne ne peut lui souffler les verbes irréguliers ! Il maîtrise donc parfaitement l’anglais, pour renseigner le plus grand monde, mais une autre langue étrangère est souhaitable.

Son salaire

Le salaire du night auditor oscille entre 1 400 et 1 800 euros brut.

A l’assemblée un gardien-surveillant toucherait au minimum 3.993 euros et un technicien de la restauration, comme un cuisinier, 6.723 euros.

À l’heure où les premières têtes émergent de sous la couette, le night auditor termine sa journée et passe le relais à ses collègues de la matinée.  Non merci, pas de viennoiseries, juste un bon lit et un oreiller rebondi. Bonne nuit ! Avant d’aller vous coucher, n’oubliez pas de consulter nos offres d’emploi night auditor ou réceptionniste de nuit sur GE rh expert. 

 

Le Cuisinier

 

Rôle :

  • Réaliser des plats en sachant équilibrer la prestation d’un point de vue économique
    • Choisir les produits qui serviront à leur élaboration
    • Contribuer à l’évolution de la carte du restaurant
    • Appliquer et faire appliquer les règles d’hygiène et de sécurité alimentaire

Etudes/Formations :

  • CAP “Cuisine”
    • CQP “Cuisine”
    • Titre professionnel du Ministère du Travail : “Cuisinier”

Une expérience confirmée en tant que commis de cuisine est souvent demandée.

Tâches :

Production culinaire

  • Réalisation des préparations préliminaires
    • Réalisation de tous les fonds de base, sauces mères,…
    • Réalisation de recettes à partir de fiches techniques…
    • Réalisation des plats en fonction de la carte, des commandes particulières,…
    • Vérification des préparations (gustation, analyse et rectification)

Approvisionnement stockage

  • Élaboration d’une liste prévisionnelle de produits nécessaires aux réalisations
    • Réalisation d’inventaires
    • Stockage des denrées selon les méthodes prescrites dans l’établissement
    • Réception et vérification quantitative et qualitative des livraisons

Organisation du travail et de la production

  • Détermination des besoins en matériel
    • Ordonnancement et planification des tâches en fonction de la production
    • Élaboration éventuelle de fiches techniques nouvelles

Hygiène et sécurité

  • Application des règles d’hygiène et de sécurité en vigueur
    • Contrôle du rangement, du stockage des produits et matériels en fonction des consignes et de la législation en vigueur
    • Port d’une tenue professionnelle conforme à la législation hygiène et sécurité

Distribution

  • Préparation du matériel de service
    • Dressage et envoi des plats
    • Réponse aux annonces et commandes
    • Mise en valeur des présentations

Pour exercer au mieux son métier, le cuisinier doit posséder les compétences suivantes :

Savoir Faire

  • Réaliser la chaîne des opérations dans la stricte application des règles d’hygiène et de sécurité et selon les règles de l’art
    • Utiliser ses savoir-faire en fonction de commandes variables
    • Assurer les différents services en suivant la diversité des rythmes
    • Appliquer les normes de présentation du restaurant
    • Appliquer un processus de fabrication à partir de consignes générales et d’outils plus spécifiques (fiches techniques)
    • Faire preuve de rigueur dans l’application des règles et habitudes communes
    • Faire preuve de créativité lorsque celle-ci est sollicitée
    • S’intégrer dans une chaîne de production
    • Utiliser ses capacités organoleptiques et les développer
    • Travailler en autonomie et autocontrôler son travail
    • Réagir en temps réel aux aléas, aux dysfonctionnements et aux « coups de feu »Son salaire

Le salaire du Cuisinier oscille autour 1 600 euros brut.

A l’assemblée un gardien-surveillant toucherait au minimum 3.993 euros et un technicien de la restauration, comme un cuisinier, 6.723 euros.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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