Les plus belles piscines intérieures d’hôtels

Parler salaire sans se griller en entretien d’embauche !

Parler salaire sans se griller en entretien d’embauche !

Aborder la question du salaire en entretien, c’est un peu comme jouer au « ni oui ni non »: le premier qui en parle a perdu.

Parler salaire sans se griller en entretien d'embauche !

1ère erreur : Attaquer l’entretien par la question du salaire

Chaque chose en son temps ! Un entretien d’embauche, c’est d’abord l’occasion de mieux cerner les missions du poste proposé et de mieux comprendre les enjeux de l’entreprise qui vous reçoit. On attend donc plutôt la fin du rendez-vous pour parler salaire. « En général, c’est au recruteur de l’aborder, pas au candidat », explique Eudes Le Gars, fondateur du cabinet d’outsourcing CVdunet. « Cela fait partie des questions classiques que l’on pose pour vérifier que le candidat rentre bien dans la grille de rémunération qui a été définie. »

L’usage veut donc que ce soit le recruteur qui lance le sujet, mais pas question pour autant de quitter l’entretien sans l’avoir évoqué. Si vous voyez que l’entrevue touche à sa fin et que le recruteur n’évoque toujours pas la rémunération, n’hésitez pas à lancer un : « Voulez-vous connaître mes prétentions salariales ? ». Vous démontrerez ainsi votre pragmatisme et votre capacité à prendre les choses en mains.

Si vous abordez le sujet, on vous prendra pour une personne mercantile, attirée par le seul appât du gain. Cette carte ne peut être utilisée que pour les postes commerciaux. Pour les autres fonctions, vous risquez de vous retrouver avec les quatre signaux rouges du jury impitoyable de la Nouvelle star, et un commentaire cinglant de la part du recruteur.

Pendant l’entretien, les questions défilent pourtant dans votre esprit. Le poste vous semble sous-dimensionné. Pour en être sûr, le meilleur moyen serait de connaître la fourchette proposée, mais vous savez pertinemment que si vous en parlez, vous irez en prison sans passer par la case départ… Donc prudence: vous biaisez, posez des questions sur le périmètre, l’encadrement, les perspectives. C’est la bonne tactique!

Parler salaire sans se griller en entretien d'embauche !

Enfin, le sujet tant attendu arrive dans la conversation: « Quel est votre niveau de rémunération? » C’est le moment de contrôler son flux sanguin. Le rouge pivoine suivi du bégaiement ne jouera pas en votre faveur. Soyez transparent: fixe, variable, intéressement et participation, plus, éventuellement ,divers avantages (mais évitez de citer le montant des tickets restaurant!).

Et arrêtez cette fâcheuse manie de pipoter sur vos salaires. Les consultants ont des grilles de rémunération précises sur les métiers et secteurs d’activité. Alors promis vous donnerez les bons chiffres? Si jamais le sujet de la rémunération n’est pas abordé, soit votre interlocuteur ne maîtrise pas bien son sujet, soit ça sent le roussi pour vous…

Comme dans toute bonne négociation, il faut avoir préalablement défini le niveau que vous souhaitez atteindre et celui en dessous duquel vous ne descendrez pas. Mais donner une fourchette est le meilleur moyen de se retrouver avec la fourchette basse: annoncez au contraire des montants précis. N’oubliez pas que vous n’avez qu’une balle dans le chargeur. Une fois les montants annoncés, difficile de faire marche arrière.

Si vous êtes passé par un cabinet, n’hésitez pas à solliciter le consultant qui jouera les intermédiaires. Il a l’habitude et vous évitera ces situations toujours délicates.

A la Une, Emploi, Groupement d'Employeurs