Joseph Dirand, refait le Monde et l'Hôtellerie

Joseph Dirand, refait le Monde et l'Hôtellerie

Joseph Dirand, refait le Monde et l’Hôtellerie

Après le succès de Monsieur Bleu, l’architecte d’intérieur signe la transformation du Flandrin. Appelé aux quatre coins du monde, il se ressource rue de Bellechasse.

Joseph Dirand, refait le Monde et l'Hôtellerie

De son vaste bureau gris et blanc perché au sixième étage d’un immeuble accolé au Théâtre Saint-Georges (IXe), Joseph Dirand touche le ciel. Selon les jours, sa couleur et celle des toits de Paris changent. À 40 ans, cet architecte d’intérieur prend plaisir à travailler dans un lieu qui lui ressemble. Lumineux, sobre et serein. L’allure décontractée, petite barbe et mèche rebelle, Joseph Dirand est un Parisien convaincu qui aime la beauté de sa ville. Et apprécie depuis deux ans celle du VIIe arrondissement.
«Je suis passé de la maison de mes parents dans le XVIIe au XXe, puis au Xe, avant de traverser la Seine pour m’installer dans un appartement qui m’a séduit par sa hauteur sous plafond et son style de “piano nobile” de la fin du XVIIe siècle.» Celui qui vient de signer la métamorphose du Flandrin (XVIe), brasserie emblématique de l’Ouest parisien (autre fleuron de Gilles Malafosse), voit la rive gauche sous un autre jour. «J’ai découvert un village où l’on peut tout faire à pied. Je me suis rapproché de la Seine. C’est fantastique de pouvoir admirer la lumière du matin et celle du soir en traversant le pont», s’émerveille-t-il. Depuis dix-sept ans, il aménage des décors (boutiques, hôtels, restaurants…), en attachant beaucoup d’importance aux matériaux nobles et à leur mise en valeur par la lumière, précisément.

Alliant minimalisme et glamour hollywoodien, Joseph Dirand tisse les projets comme des intrigues de films : ses esquisses imaginent les lieux pleins de leurs séquences de vie à venir. Dominée par le noir et blanc, son architecture sous tension affectionne les oppositions d’échelles et d’époques, révélant un sens du cadre inné. Diplômé de l’école d’architecture de Paris/Belleville, il cultive ce sceau stylistique nécessaire à son sens de l’élégance très personnelle.

Son nom se chuchote de Paris à New-York, de Tel-Aviv à Miami. Joseph Dirand, 38 ans, cheveux au vent, estampillé « architecte des intérieurs radicaux » est surtout un décorateur français très inspiré, nouvel égérie d’un parfum de chic à la française percutant. Sa relecture en enfilade des salons de la boutique Balmain rue François Ier lui a valu une reconnaissance internationale. Depuis, sa capacité à renouveler le style classique en le désembourgeoisant d’un jet de lignes minimales, son travail sur mesure, son sens du détail, sa passion du savoir-faire au plus près des artisans en ont fait la coqueluche de la jet-set, des collectionneurs, des hommes d’affaires puissants pour qui ils confectionnent de petits nids douillets à plusieurs dizaines de millions d’euros, sans oublier les boutiques de grands noms du luxe (Pucci à New York, Alexander Wang à Pékin, Rick Owens à Londres). « Je fonctionne à la manière d’un scénariste. Je choisis tout, meubles, bouquins, parfums, musique. Ce qu’on retient d’un lieu, c’est d’abord une sensation » explique ce fils de photographe qui s’exporte aux quatre coins du monde et qui planche actuellement sur le prochain restaurant (côté Seine) du Palais de Tokyo, agencé façon brasserie art-déco.

Des réalisations: 

http://www.lapogeecourchevel.com

http://www.hotelhabitamty.com

http://monsieurbleu.com

https://www.designhotels.com/hotels/mexico/san-pedro-garza-garcia-monterrey/habita-monterrey

http://www.chloe.com/iphone/boutique.php/Europe-1/France-1/Chloé-saint-honoré-189/fr

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