homard m'a Tuer

Bar à homard en langage de Molière – c’est la toute première adresse du genre, à Paris. Sur le papier, c’est plutôt séduisant : on y déguste un plat unique, le lobster roll, constitué d’un homard breton décortiqué et coupé en morceaux, servi dans un petit pain toasté et accompagné de frites maison. Ca coûte 26€, mais bon, si c’est servi bien fat en lobster comme aux US on veut bien luncher un peu snob !

Homard m’a Tuer

 

Quand un amoureux du homard croise sa culture food américaine avec le fameux crustacé, ça donne : le Lobster Bar

Homard m'a Tuer

Surfant sur la vague des fruits de mer (très tendance en ce moment), Mathieu Mercier, français d’origine mais américain de cœur, s’est lancé le défi de jeter l’ancre à deux pas de la Place des Victoires, pour ouvrir un nouveau concept de bar à homard.
Même si l’animal se retrouve coincé entre deux tranches d’un pain brioché aux consonances américaines, le homard qu’il renferme est d’origine bretonne. Tri martoloood.

QUEL VERDICT ALORS ?
Contre toute attente – moi qui sacralise le produit et ne le déguste que de façon très traditionnelle pour en apprécier toute la saveur – j’ai été surprise par le respect du produit que l’on retrouvait dans le non moins commun « lobster roll ». De vrais morceaux découpés en médaillon (entre 90 et 100 gr dans un sandwich), la fermeté de la chair – si propre à la bête bleue – heureusement retrouvée, une sauce à base de citron, estragon et huile d’olive – ouf pas de mayonnaise industrielle aussi blanche qu’insipide : on a quand même de la qualité. En ce qui concerne le pain : certes un pain sucré type hot-dog, mais ayant au moins le mérite d’être fait-maison.

A noter que le sandwich est servi accompagné d’une salade croquante (côté diet oblige !) et de frites réalisées maison et dorées à l’huile d’olive extra vierge : signature US certes mais francisée s’il vous plait. Le tout pour la modique (ou affolante ?!) somme de 26€.

Une démocratisation a priori réussie mais, on peut se demander si elle réussira à fédérer les puristes et lobster-fans, habitués des grandes brasseries marines de la scène parisienne. L’avenir nous le dira.

Et à part les sandwichs ? Le menu jouant l’exception avec son plat unique, les variantes vont se retrouver en apéro avec une sélection de taramas – vraiment goûteux – en version classique, oursin, ou crabe ; ainsi qu’un trio de rillettes de la mer : ormeaux, bar safrané ou encore confit de noix de Saint Jacques. Ambiance tapas iodées garantie.

Les desserts signent, quant à eux, une origine « mi-bretonne mi-américaine » avec un cake au cidre et un brownie tout chocolat. Oui, on connaît ..! Mais ce n’est pas l’objectif du lobster bar – et l’on doit admettre qu’ils restent bien faits.

Et coté cave ? Mathieu Mercier propose 4 références de blancs, 4 de rouges, 1 rosé, 1 champagne Blanc de Blanc. Que des vins légers et fruités ; on retrouve ainsi un pinot noir en entrée de gamme dans les rouges, un vin sicilien aux arômes d’abricot et d’amande, qui s’accorde à la perfection au homard : le Merocapitano. En blancs, le choix s’opère entre un Sancerre, un Pouilly, ou un Chablis pour les amateurs de sec.

Mais l’originalité de sa cave provient surtout de sa fameuse blonde de Bretagne : la bière Tri Martolod. Servie dans une bouteille au design convivial et original, ses notes de cidre font de cette dernière, un des meilleurs accords avec le lobster roll, d’après le maitre.

Enfin l’ambiance du lieu est quand même à évoquer. En franchissant la porte du 41 rue Coquillère, ce n’est pas dans un restaurant classique que vous arriverez mais, bien à bord d’un vieux paquebot des années 20. Tables en laiton, banquettes en acajou massif et carte marine nous plongent tout de suite dans l’univers marin des navires transatlantiques.

On doit d’ailleurs cette belle déco à la collaboration de multiples talents : architecture de Lola Wyszcop, graphisme de Jérémie Mercier, ou stylisme du célèbre illustrateur suédois de Cheap Monday, Var.

Geek End Food

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