Grèves : qui se soucie de la situation désespérée des restaurateurs ?

Grèves : qui se soucie de la situation désespérée des restaurateurs ?

 

On entend parler des grévistes et de leur situation financière, du marasme des transports pour les salariés… mais jamais des petits commerçants, artisans, restaurateurs qui se retrouvent aujourd’hui dans une situation désespérée.

 

Grèves : qui se soucie de la situation désespérée des restaurateurs ?

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Les restaurateurs sortent de la période des fêtes totalement groggy. Les pertes par rapport aux années précédentes sont colossales : on parle de près de 50% de chiffre d’affaire en moins. Hors dans la restauration, on travaille sur un fil : on jongle en permanence entre les fournisseurs, le personnel fixe et les extras, les prix, les crédits, les autorisations de découvert bancaire… une baisse aussi importante a des répercussions immédiates sur la trésorerie de l’entreprise.

Dans la restauration on travaille sur un fil, on jongle en permanence (…)

Même en réagissant rapidement – ce qui signifie licencier des salariés, donc les mettre au chômage – il est impossible de compenser de telles pertes. Et sans trésorerie, les choses s’enchainent : pas d’argent pour payer les fournisseurs, des salariés non-payés, un loyer non-honoré et un découvert bancaire qui grimpe dangereusement… L’issue semble inévitable et connue !

Olivier, qui tient une crêperie dans le 11ème arrondissement depuis un peu plus d’un an, en est une parfaite illustration. Dès l’ouverture, il a subi les conséquences du mouvement des gilets jaunes, ce qui a rendu les débuts plus compliqués que prévu. Il vit donc depuis un an avec un retard de trésorerie mais la banque lui accorde un découvert permanent qui lui permet de poursuivre son activité.

Il a progressivement réussi à faire « marcher son affaire » : produits bio de qualité, excellentes crêpes de l’avis des clients, accueil chaleureux et irréprochable, efforts de décoration, communication, la tendance est bonne et tous les voyants au vert. Jusqu’aux blocages de décembre dernier : une crêperie à moitié remplie le midi et quasi-vide le soir, un crêpier qui ne vient pas au travail, des chambres d’hôtel payées pour des serveurs en galère… Comment faire ?

Olivier démarre le mois de janvier mais ne peut pas payer ses salariés pour décembre. Le compte en banque de la crêperie est dans le rouge. Pour la première fois, les fournisseurs ne sont pas payés. Et restent le crédit et le loyer. Et la grève reprend de plus belle !

« On a fait 400 Euros hier, alors que nous devons en faire 1500 pour être à l’équilibre, je ne sais plus quoi faire… » nous confie Olivier.

Grèves : qui se soucie de la situation désespérée des restaurateurs ?

Et qui se soucie de tous ces petits restaurateurs et commerçants qui mettront bientôt la clé sous la porte avec des dettes plein les bras ? Qui en parle ? Où sont les médias ? Nous sommes invisibles, inaudibles dans cette lutte de pouvoir entre syndicats et gouvernement.

Il faut faire entendre cette voix. Ne nous laissons pas faire !

Il faut sauver nos petits restaurants, nos petits bars qui font l’âme de Paris et les emplois de milliers de familles !

Allez au restaurant, consommez dans votre quartier si les grèves vous empêchent de vous déplacer ! Et relayez ce message au plus grand nombre : Facebook, Instagram, Twitter, médias, il faut nous faire entendre ! #ousontlesmedias #sauvonsnosrestaurateurs

On compte sur vous, on a besoin de vous… et bien sûr on vous attend toujours avec le sourire dans nos restaurants !

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