Face à des trajets domicile-travail saturés, les horaires décalés peuvent être une solution pour vos salarié·e·s qui vivent loin des bureaux. En évitant les heures de pointe, cette flexibilité allège le stress et favorise l’équilibre des temps de vie.
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Face à des trajets domicile-travail saturés, les horaires décalés peuvent être une solution pour vos salarié·e·s qui vivent loin des bureaux. En évitant les heures de pointe, cette flexibilité allège le stress et favorise l’équilibre des temps de vie.
La semaine de quatre jours a été récemment mise en lumière pour repenser les rythmes de travail, mais elle n’est pas la seule option. Une autre piste prend de l’ampleur : la flexibilité des horaires séduit 44 % des actifs, selon une étude de la Fondation The Adecco Group et du CREDOC (2024). En France, on parle d’horaires décalés ou atypiques pour décrire les plages se situant en dehors des créneaux standards de 7h à 20h, du lundi au vendredi. À noter que ces rythmes non conventionnels ne sont pas toujours choisis : selon l’Observatoire des inégalités, 22 % des employés travaillent le dimanche, contre seulement 5 % des cadres supérieurs (Ministère du Travail, 2019). De même, le travail posté en « 2×8 » (alternance entre matinée et après-midi) concerne 11 % des ouvriers, contre moins de 1 % des cadres.
Néanmoins, pour certains postes, catégories de travailleurs ou géographies d’emplois, les plannings flexibles répondent aux besoins croissants de souplesse et de bien-être face à la « galère » des transports. Une galère qui peut avoir de réelles conséquences psychologiques, comme le prouve une enquête menée en Corée du Sud sur 23 415 salariés selon laquelle des trajets quotidiens de plus de 60 minutes augmentent de 1,16 fois le risque de dépression. De même, une étude européenne appelée « parcours urbains »parue en octobre 2024 a mis en évidence que le confort psychologique des employés est fortement influencé par la qualité de leurs trajets domicile-travail. Ceux qui empruntent plus de trois modes différents présentent un indice de stress supérieur à 5 sur 10, contre 4,3 pour ceux utilisant deux modes et 3 pour un seul. Alors, dans quelle mesure et comment mettre en place des horaires décalés ou flexibles ?
Les horaires décalés : un modèle gagnant-gagnant
Jean-Étienne Joullié, enseignant-chercheur en management à l’EMLV, rappelle : « Il existe plusieurs sortes d’horaires décalés : le travail de nuit, le travail posté ou en équipe […] et plus simplement le travail à des horaires dits ‘irréguliers’ (par référence à la norme 9h-18h). » Si les deux premiers types concernent principalement les « cols bleus » dans des secteurs fonctionnant 24h/24, les horaires irréguliers s’adressent à un public plus large, incluant des salariés autonomes et expérimentés. Mais quels sont les bénéfices croisés ?
Côté salariés : trois bénéfices avérés des horaires flexibles
La réduction du temps de trajet
En France, 75 % des salariés effectuant un trajet de plus de 60 minutes considèrent ce temps de transport comme désagréable, ce qui impacte négativement leur bien-être au travail. « En évitant les heures de pointe, les travailleurs bénéficient de routes moins encombrées, ce qui diminue la durée et la difficulté de leurs déplacements quotidiens. Cette réduction du trafic allège le stress associé aux trajets domicile-travail, améliorant ainsi la qualité de vie et permettant aux employés de commencer leur journée de manière plus sereine et concentrée », souligne Jean-Étienne Joullié. C’est d’autant plus pertinent que 74 % des actifs se rendent au travail en voiture et 11 % empruntent les transports en commun.
L’amélioration de l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
« C’est une réponse concrète pour s’adapter aux contraintes familiales ou personnelles. De plus, cette approche va au-delà du simple télétravail : elle s’inscrit dans une démarche de bien-être social, tout en maintenant le lien physique avec le lieu de travail », souligne également Jean-Étienne Joullié. En effet, les horaires flexibles offrent plus de temps personnel ou familial ( 51 %) et favorisent un meilleur équilibre de vie (43 %). Une flexibilité du travail profondément ancrée dans la culture d’entreprise d’Ignition Program. Nicolas Lepercq, responsable R&D du cabinet et docteur en management à l’université PSL-Dauphine, souligne que « cette liberté est une valeur structurante de l’entreprise ayant conduit à prendre en compte les demandes d’individualisation du temps de travail ». À tel point qu’une approche spatio-temporelle souple a été déployée permettant aux employés de choisir où et quand ils travaillent, afin de valoriser leur liberté et leur autonomie.
La diminution des coûts des transports
79 % des Français estiment que leur salairene couvre plus les frais de transport croissants. Pour 64 % des répondants, leurs frais de mobilité sont considérés comme les plus élevés parmi leurs dépenses professionnelles. Les trois postes de dépenses les plus importants étant l’essence (34 %), les repas (32 %) et les transports en commun (29 %). Résultat : si on leur donnait le choix, 49 % des salariés privilégieraient un modèle hybride, 42 % opteraient pour le télétravail à 100 %, et à peine 9 % choisiraient de travailler exclusivement sur site. Opter pour les horaires décalés, c’est donc la promesse de trajet moins longs, et potentiellement moins coûteux aussi pour leur porte monnaie (essence, prix des billets, économie d’un repas au bureau…).



