Ah bon? Le Futuroscope, ce n’est pas en centre-ville?

Ah bon? Le Futuroscope, ce n’est pas en centre-ville?

Questions étonnantes, demandes incongrues et remarques déroutantes… Les professionnels du tourisme de Poitiers et des environs en entendent parfois des bonnes. Petit florilège.
Ah bon? Le Futuroscope, ce n'est pas en centre-ville?
Au point info de l’office de tourisme de Grand Poitiers, place Leclerc, le personnel de l’accueil entend parfois de drôles de choses.
bdelion

En vacances on oublie tout, même parfois de réfléchir deux secondes avant de parler ou d’agir. « Est-ce qu’il y a un lit dans la chambre? » Cet hôtelier de la rue Victor-Hugo à Poitiers se demande encore pourquoi son client a posé cette drôle de question. Plus loin, dans un autre établissement pictave, on constate assez régulièrement que les Français ont encore des lacunes en géographie: « Est-ce que le Futuroscope est tout près? Ah bon? C’est à 20 minutes du centre-ville! Et le Puy du Fou, c’est loin aussi ? » Pratiquement deux heures de route en voiture. Une paille.

 

« Où peut-on acheter un baudet du Poitou? »

A l’office de tourisme de Grand Poitiers, on en entend aussi des bonnes. « Peut-on monter sur les toits de l’office de tourisme pour admirer la vue? » Étant donné qu’il est situé à proximité de Notre-Dame-la-Grande, c’est une excellente idée, mais c’est complètement impossible. Autre question curieuse: « Y a-t-il des activités pour un enfant de 10 mois? »
A l’accueil de l’office, on rencontre aussi parfois des gens friands de chiffres et de statistiques: « Combien d’hectares fait la commune de Poitiers? » ou « Quelle est la hauteur de tous les ponts de Poitiers? ». C’est certainement pour se préparer à « Questions pour un Champion ». D’autres ont envie de verdure: « Où peut-on trouver des champs de colza? »
Les questions autour des animaux reviennent fréquemment. « Que faire avec un chien à Poitiers et où trouver un toiletteur? » ou bien « Où acheter des moustiquaires? ». La plus marrante reste: « Où peut-on acheter un baudet du Poitou? » En peluche, c’est possible, mais en vrai, il faut un peu de place dans le jardin. L’office de tourisme se transforme parfois en cabinet vétérinaire: « Un jour on nous a déposé un pigeon blessé pour qu’on le remette à une association », raconte Mathias Aggoun le directeur de l’office de tourisme de Grand Poitiers qui a collecté pour nous ces quelques perles. Vous en voulez encore? « Un soir, 200 scouts sont arrivés il cherchait un endroit pour faire du camping sauvage pour la nuit ». Enfin, dans la série « les touristes ne doutent de rien », une personne s’est présentée récemment au point info tourisme de la place Leclerc pour demander où est-ce que l’on pouvait trouver du shit à Poitiers? On appelle ça une question fumante.

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