Il est Polynésien et vit dans l’Hexagone depuis 10 ans. Vaimanu Rey a dû partir afin de monter en grade. Aujourd’hui, il a un poste d’encadrant dans un grand hôtel parisien, le Cheval Blanc. Il est heureux de son parcours, et souhaite continuer de gravir les échelons dans le domaine du tourisme et dans une ville qu’il aime.
Il arpente les rues de Paris qu’il connaît comme sa poche. Vaimanu Rey travaille à l’hôtel de Cheval Blanc depuis son ouverture il y a quatre ans. En deux ans, il a rejoint l’encadrement de cette prestigieuse marque française à cinq étoiles. Il est en charge du recouvrement, un rôle qui demande beaucoup de tact. « Pour répondre à ce rôle de recouvrement, ce n’est pas forcément ‘j’appelle, vous me devez de l’argent !’ Il faut être très diplomate justement dans le discours que nous tenons vis-à-vis des différents sujets que l’on peut avoir avec nos partenaires », dit le crédit manager.
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Dans cet hôtel récent, très bien situé en plein Paris, il est possible d’observer les monuments les plus visités de la capitale. Sa situation géographique attire de nombreux clients. Auprès de ces derniers, le sens de l’accueil de Vaimanu, sa patience et sa bienveillance sont des qualités très appréciées, y compris par ses collaborateurs. « On sent effectivement que ses origines polynésiennes ressortent dans son sens aigu de l’accueil, sa sociabilité, et dans ce qu’il apporte effectivement à tous les ambassadeurs de la maison : sa capacité à être disponible, à être pédagogue, à être bienveillant. Vraiment, ce sont les qualités humaines qui ressortent en premier chez Vaimanu et qui sont très importantes dans un secteur d’activité comme le nôtre, qui est l’accueil des autres également », précise Jean-Baptiste Merchat, directeur administratif et financier.
Aller très loin
Le directeur général de l’hôtel le connaît bien, car c’est lui qui l’a recruté. Il pense que Vaimanu a un potentiel qui pourrait l’amener très loin. « On sent tout de suite cette capacité de Vaimanu à capter l’attention de tous. Et ça, c’est une qualité, je dirais, pour être un futur dirigeant. Et après, le reste viendra. Maintenant, est-ce que Vaimanu sera le directeur général idéal de demain ? Évidemment, en tout cas, il en a les capacités », remarque Wilfried Morandini, directeur général.

Vaimanu ne compte pas revenir de sitôt en Polynésie. Sa vie est ici, à Paris. « On a la chance d’avoir tous ces monuments parisiens qui sont reconnus dans le monde et de voir tous les jours la Tour Eiffel, le Sacré-Cœur, et comme vous pouvez le voir Notre-Dame. Donc, avoir cette vitrine, comme on dit, tous les jours, c’est une grande chance pour moi justement de pouvoir travailler dans ce cadre ».
Un jour, retourner au fenua
Mais un jour, en fin de carrière, il pourrait bien décider de revenir chez lui en Polynésie française après avoir réalisé son rêve : être directeur général d’un hôtel de luxe.
Par Nicolas Suire, Eric Tang



