A Nice, les hôtels font gonfler l’addition du Mondial

A Nice, les hôtels font gonfler l’addition du Mondial

FOOTBALL : Après Paris, la capitale azuréenne est la ville où il est le plus onéreux d’assister aux matchs

 

La France élimine le Brésil après prolongation et file en quarts, au terme d’un combat épique, Amandine Henry a offert la victoire aux Bleues en prolongation (2-1) face au Brésil, dimanche. La France est qualifiée pour les quarts de finale de sa Coupe du monde.

  • Pour assister aux six matchs du Mondial à Nice, les supporters doivent débourser 1.022 euros.
  • Un budget qui fait de Nice la deuxième ville la plus chère de France après Paris.
  • Cette enveloppe est gonflée par le coût de l’hébergement.

Il faut déjà arriver jusqu’à Nice, à l’extrême sud-est de la France. Puis les supporters doivent s’affranchir des billets, de la nuit d’hôtel, de la nourriture. Pour assister aux six matchs de la Coupe du monde féminine de football qui se jouent dans la capitale azuréenne, il faut débourser 1.022 euros, selon HomeToGo.

Un budget qui fait de Nice la deuxième ville la plus chère de France pour vivre le Mondial, derrière Paris et devant Rennes. Cette enveloppe est gonflée par le coût de l’hébergement : quand il faut 762 euros pour dormir six nuits à Nice, il en faut seulement 553 euros à Rennes pour sept nuitées.

Comme en plein été

« Les prix montent et descendent en fonction de l’offre et de la demande. On est sur des prix plutôt élevés : tous sont affichés au maximum comme en plein été, explique Michel Tschann, président honoraire du syndicat des hôteliers de Nice Côte d’Azur. Mais c’est à relativiser : ceux qui ont réservé assez tôt ont eu des promotions. C’est comme les billets d’avion : à la dernière minute, c’est toujours plus cher. » Pour des « raisons concurrentielles », le site de location de courte durée Airbnb indique ne pas communiquer les prix des réservations et leurs fluctuations.

Les prix des chambres d’hôtel auraient évolué d’un point et demi au-dessus de ceux de l’année 2018 à la même période. « Tout le monde peut trouver son bonheur : nous avons de l’hôtellerie pour toutes les bourses, de l’auberge de jeunesse aux palaces, affirme Denis Cippolini, président du syndicat. Le taux d’occupation augmente, donc nous sommes sur la fourchette de la haute saison. » D’autant plus qu’en parallèle, les réservations liées au tourisme et aux colloques ont suivi leur cours. A Nice, tout ne tourne pas autour du ballon rond.

 

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