« Je trouve ça génial » : pourquoi le semainier revient à la mode dans les restaurants

Très répandu en France dans les années 1960, le semainier se refait une place sur la carte des restaurants.

Chez certains, le lundi, c’est raviolis. Dans la Brasserie Georges, célèbre établissement lyonnais dans lequel se rend une équipe de TF1 dans le reportage ci-dessus, le vendredi, c’est fish and chips. À chaque jour son plat que l’on retrouve une semaine après l’autre, c’est le principe du semainier. Et c’est justement ce qui a attiré ce jour-là Guy, Marie et leurs petits-enfants. « On a regardé sur Internet, c’était fish and chips, allons-y« , explique Guy face à notre caméra. « Le semainier nous plaisait, on est venus un peu pour le fish and chips pour les enfants« , ajoute Marie. 

Brandade le lundi, bœuf bourguignon le mardi… Une façon de changer la carte habituelle et d’attirer de nouveaux clients. « D’avoir quelque chose qui revient et d’avoir des plats un peu spécifiques, je trouve ça génial« , s’enthousiasme une jeune femme attablée. Derrière les fourneaux, Billal Yahoui, sous-chef de cuisine à la Brasserie Georges, apprécie lui aussi la formule. Les recettes répétées chaque semaine n’ont ainsi plus de secret pour lui. 

Plus d’économies, moins de gaspillage

Très répandu en France dans les années 1960, le semainier se refait une place sur la carte des restaurants. Comme dans l’établissement du Morvan, à Brassy (Nièvre), où tourne également notre équipe : il y est proposé depuis un an. Cela permet à la cheffe Martina Durand de proposer chaque jour un plat plus travaillé, sans devoir agrandir son équipe. « Je suis presque tout le temps toute seule, c’est plus facile, comme ça j’ai tout mon programme déjà établi », confie-t-elles

Les clients aussi s’y retrouvent, les habitués ne loupant jamais le jour de leur plat préféré. « Ça me plaît parce que ce sont des produits régionaux, c’est frais« , commente une femme. « C’est vraiment chouette, et à un prix qui défie toute concurrence« , estime une autre. Vingt euros seulement le menu complet, c’est moins cher pour le client, car plus économique pour le restaurant.

Dans notre brasserie lyonnaise aussi, on fait des économies grâce au semainier : les commandes sont passées bien en avance. « On ne fait pas trop cher parce que comme on fait de la quantité, on a des prix avantageux chez les fournisseurs« , indique Billal Yahoui. 

Un concept gagnant également décliné au dessert. « Un dessert comme celui-ci est vendu entre 7 et 8 euros. Ce sont des sommes qui sont pour moi très raisonnables dans une brasserie, au vu des ingrédients qu’on met dedans, qui sont tous des produits nobles, et c’est du 100% fait maison, tout est frais », souligne Maxime Marcatti, chef pâtissier à la Brasserie Georges. Moins de pertes et la garantie pour les restaurateurs d’écouler les stocks, le semainier, c’est aussi moins de gaspillage alimentaire. 

Source TF1

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