Défiscalisation des pourboires votée hier matin à l’assemblée nationale.

Les Restaurateurs et leurs salariés ont été entendus.

Il faut que ça aille « pleinement dans la poche de ceux qui travaillent »: Emmanuel Macron ne veut plus qu’il y ait d’impôts sur les pourboires

Emmanuel Macron a appelé à supprimer « toute la fiscalité et les charges » sur les pourboires, à « mieux valoriser » le métier de restaurateur et à mieux « contrôler » les denrées importées, lors d’une rencontre avec une centaine d’acteurs du secteur, dont le gotha des chefs étoilés, lundi à l’Elysée.

« Les temps sont difficiles » pour la restauration, a relevé le président, qui réunit chaque année la profession, en pointant la « hausse des coûts », le « défi du recrutement » et la moindre fréquentation des clients.

« Il y a une difficulté de pouvoir d’achat, ce qui fait que dans beaucoup d’endroits, le restaurant, qui est une tradition, on le « fait » moins souvent », a-t-il constaté.

Pour faire face à ces défis, « on doit supprimer toute la fiscalité et les charges sur les pourboires », qui « doivent pleinement aller dans la poche de ceux qui travaillent », a-t-il insisté.

L’exonération des charges sociales et fiscales sur les pourboires payés par carte bancaire doit prendre fin le 31 décembre 2025, au grand dam de la profession.

Valoriser le titre de « maître restaurateur »

Le chef de l’Etat entend aussi valoriser le titre de « maître restaurateur », qui garantit un travail sur la base de produits bruts et frais pour la majorité, déplorant qu’ils ne soient que 3.000 et appelant à viser un objectif de 10.000 à l’horizon 2027.

Il faut « mieux faire le distinguo dans les simplifications, les avantages fiscaux et sociaux entre ceux qui font la cuisine et ceux qui réchauffent », a-t-il pointé.

Côté importation, « nous ne contrôlons pas assez dans les ports et aéroports le respect de nos normes », a-t-il noté, évoquant des « denrées qui viennent du bout du monde et qui ne respectent pas les conditions sanitaires et phytosanitaires qu’on impose à nos propres produits ».

Le chef de l’Etat a aussi plaidé pour une « transformation culturelle » chez les Français. « On a habitué beaucoup nos compatriotes à ce que l’alimentation ne coûte plus rien ou de moins en moins (…) il doit y en avoir pour tous les porte-monnaie », derrière le travail fourni, il doit aussi « y avoir un juste prix », a-t-il plaidé.

Partgagez

Plus d'articles

Ecrivez-nous