La prolongation des aides de l’Etat donne un peu d’air aux professionnels
Les professionnels ont un obtenu un répit
Le fond de solidarité est maintenu pour le mois de septembre 2021 mais Frank Delvau souligne qu’il y a des conditions. Les établissements doivent être ouverts et chaque hôtelier devra réaliser 15% de son chiffre d’affaires habituel d’ici fin septembre 2021.
C’est jouable, pense le président de l’UMIH Paris Île-de-France. Il estime que les professionnels ont été écoutés puisqu’il y aura ensuite une prise en charge des coûts fixes (loyers et charges), dit-il.
Il souligne que notre région a perdu 33 millions de touristes en 2020, et qu’elle va perdre environ 30 millions de touristes en 2021. Même si la France accueille la coupe du monde de rugby et les Jeux olympiques en 2024, « d’ici là comment on fait ? », se demande-t-il.
Malgré tout et à cause de ces grands événements qui vont arriver, Frank Delvau est optimiste. Et puis, dit-il, « Paris reste la plus belle ville du monde et les touristes vont bien finir par revenir« .
Tout va se jouer sur le mois de septembre
La principale inquiétude de l’UMIH porte sur le tourisme d’affaires qui ne repart pas. « De grands groupes ont vu qu’ils pouvaient faire des conventions, des séminaires avec Teams, Zoom. Cela leur fait des économies sur l’hôtellerie, la restauration, les transports« , remarque Frank Delvau.
Il croit malgré tout à un retour à la normale car « c’est beaucoup plus sympathique de faire des réunions en présentiel, ça permet de beaucoup plus échanger que d’être derrière un écran en permanence« .
La fin de l’obligation du télétravail est aussi une bonne décision selon l’UMIH. « Il faut espérer que les Franciliens retournent au bureau, qu’ils prennent plaisir à aller déjeuner entre collègues« .
L’UMIH demande un délai de 10 ans pour le remboursement du prêt garanti par l’État
L’autre sujet de préoccupation de l’UMIH, c’est le prêt garanti par l’Etat. Dans son secteur, Frank Delvau indique que 95% des professionnels, qui avaient souscrit ce prêt, ont reporté le remboursement en mars/avril 2022.
« Il est évident qu’aujourd’hui, on n’aura pas les moyens de rembourser à ces dates-là et donc, là-aussi, il faudra que des mesures soient prises rapidement« . Il demande un délai sur 10 ans « sinon on n’y arrivera pas« , dit-il.




