Traiteur indépendant, le Groupe Butard affirme sa singularité

Traiteur indépendant, le Groupe Butard affirme sa singularité

Face à des concurrents adossés à de grands groupes, l’entreprise familiale intervient aussi en sous-traitance sur divers événements. Elle n’exclut pas d’élargir ses activités par croissance externe.
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Le groupe Butard nourrit notamment les invités du Prix de Diane Longines organisé chaque année à Chantilly.

Dans le marché très concurrencé des traiteurs, l’entreprise familiale Groupe Butard, doit affronter des traiteurs adossés, eux, à des actionnaires puissants comme Accor pour  Potel & Chabot et Sinclair ou  Sodexo pour Lenôtre . Ce qui n’est pas une mince affaire. Alors la PME aux deux marques, Butard Enescot pour le très haut de gamme, et Raynier Marchetti aux tarifs 20 à 30 % moins chers, met en avant son indépendance et sa singularité.

Le traiteur Butard Enescot a ainsi décroché de belles références comme la Fiac , la foire d’art contemporain parisienne, pour trois ans, ou cette réception pour la réouverture du Théâtre Impérial de Fontainebleau. Il intervient également souvent pour le LVMH et la Fondation Vuitton . Raynier Marchetti est un gros intervenant pour Viparis et ses congrès comme celui de la Société Européenne de Cardiologie. Dans le sport, il est de plus en plus au Stade de France et a assuré la finale du Top 14 de Rugby, gérant l’hospitalité de 80 % des salons, soit 2.000 convives. « Notre stratégie est de continuer à nous battre sur le marché de l’événementiel, lequel s’est tendu en ce qui concerne les hospitalités, en intervenant aussi en sous-traitance de grands opérateurs sur l’axe alimentaire, comme Sodexo, Compass, Paris Society », souligne Dominique Paul, président du groupe.

Ainsi Raynier Marchetti a été le traiteur de l’arrivée du Tour de France pour 600 VIP, auprès de Sodexo intervenant comme conseil. Paris Society n’ayant pas de traiteur intégré, Raynier Marchetti encore, fournit un certain nombre de ses sites. « Et sur les prestations cocktail, techniquement assez compliquées à réaliser, certains gros opérateurs ne sont plus intéressés de les assurer eux-mêmes et nous les sous-traitent », poursuit Dominique Paul.

Le traiteur bénéficie en outre d’un laboratoire de 4.000 mètres carrés à Colombes. C’est de là que Butard Enescot a conçu un dîner de gala au Château de Versailles ou un dîner du G7 à Chantilly. L’enseigne vitrine de la PME officie également sur deux lieux permanents que sont le Pavillon d’Armenonville (concession jusqu’en 2024) qui a fait l’objet d’importants travaux et l’Hôtel Le Marois-France Amériques (pour 6 ans) qui, lui, s’est doté d’une large terrasse face au Palais de la Découverte à Paris. Des adresses d’exception.

 

Un domaine viticole bio

Le Groupe Butard a réalisé un chiffre d’affaires de 31 millions d’euros en 2018 et vise les 35 cette année. L’objectif reste de multiplier par deux le chiffre d’affaires dans les 5 ans et des opérations de croissance externe ne sont pas exclues.

« Mais nous ne rachèterons pas un traiteur car dans ce métier, la clientèle est volatile. On pense plutôt se rapprocher d’acteurs complémentaires, en termes de lieux, ou d’activités comme l’événementiel. Notre métier est étroit, il faut l’élargir », confie Dominique Paul qui exploite également 4 bistrots dans Paris.

Le groupe a d’ailleurs investi dans un domaine viticole bio, proche d’Aix-en-Provence, qui produit 180.000 bouteilles par an, de blanc, rosé et rouge.

Source Les Echos Martine Robert

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