Service de nettoyage hôtelier : externalisation ou internalisation ?

Service de nettoyage hôtelier : externalisation ou internalisation ?

Service de nettoyage hôtelier : externalisation ou internalisation ?

 

Alors que la sous-traitance des services de nettoyage dans l’hôtellerie fait actuellement débat, ayant mouvementé le quotidien de plusieurs établissements au cours des derniers mois, Hospitality ON revient sur les pratiques des hôteliers en la matière via un sondage réalisé avec Olakala.  

Service de nettoyage hôtelier : externalisation ou internalisation ?

Femme de chambre

La gestion des services de nettoyage dans l’hôtellerie a récemment fait couler de l’encre dans la presse nationale, notamment après la condamnation par le tribunal des Prud’hommes du Novotel Paris les Halles et de la société Elior à verser 400 000 euros de dommages et intérêt à 18 salariés, et plusieurs mouvements de grève dans le secteur. La sous-traitance est actuellement au cœur des débats, qui portent plus particulièrement sur le comptage du temps de travail (en nombre de chambres nettoyées ou en nombre d’heures travaillées) et la gestion des salariés.

Pour éviter cela les groupement d’employeurs comme GE RH Expert dédié à l’hôtellerie sont présent sur ce secteur.

Des associations dont GE RH Expert ont ainsi vu le jour depuis une vingtaine d’années pour faciliter la mise en relation des entreprises à la recherche de compétences à embaucher en temps partiel et de personnel qualifié prêt à se partager entre plusieurs entreprises. Une cinquantaine d’associations, généralement dénommées CTP (« Compétences en temps partagé ») ou CPE (« Compétences pluri-entreprises ») se répartissent actuellement sur le territoire Francais.

Les plus partagés:

– Technicien de maintenance, Valet Femme de Chambre, Night Auditor, Serveur (se), Revenue manager, etc…

Service de nettoyage hôtelier : externalisation ou internalisation ?

Le recours à des sociétés de prestation de services pour le nettoyage est chose assez courante dans l’hôtellerie. Selon les résultats d’un sondage réalisé par HospitalityON, avec Olakala, un quart des hôteliers répondants déclarent sous-traiter ce service. Il faut dire que la pratique s’avère parfois nécessaire, notamment dans un secteur où l’activité est saisonnière. « Nous avons fait le choix de travailler en flux tendu car nous réduisons notre masse salariale (les charges varient en fonction de l’activité)« , explique ainsi un hôtelier interrogé. Si 33% des répondants citent la flexibilité du personnel parmi les atouts de l’externalisation des services de nettoyage, d’autres avantages sont également mis en avant dans les résultats du sondage : soit une gestion facilitée, citée par 54% des sondés, et la rentabilité pour 29% des répondants. « Avec l’externalisation, nous n’avons pas de recrutement à faire, nous n’avons pas à gérer les absences et les congés, les produits d’entretien sont fournis par la société de nettoyage, les aspirateurs aussi (donc moins d’achat matériel et produits d’entretien)« , précise un hôtelier participant à l’enquête.

L’externalisation des services de nettoyage a néanmoins ses détracteurs, notamment dans les petites structures familiales où il apparait plus rentable d’avoir un personnel dédié en interne, comme le citent 17% des répondants au sondage qui ne font pas appel à la sous-traitance. D’autres pointent aussi du doigt la qualité du travail (14%) et surtout privilégient la formation en interne du personnel (30%). « Le personnel qu’emploient ces entreprises est rarement « qualifié », et souvent composé de femmes de ménage qui ne connaissent pas le système hôtelier. Il faut ainsi les former et le refaire pour chaque nouvelle arrivée, ce qui est courant dans ce type d’entreprise. Le seul gain de la sous-traitance est que nous ne cherchons pas les personnes, mais les problèmes de gestion au final sont identiques. En direct nous pouvons au moins fidéliser notre personnel même en contrat saisonnier, et gagner du temps par la suite« , explique un hôtelier sondé.

Pour gérer au mieux la sous-traitance des services de nettoyage mais sans répondre à cette problématique, certains groupes hôteliers ont pris la décision de l’encadrer en interne. C’est notamment le cas de Louvre Hotels Group qui a récemment signé une charte sur le sujet, prévoyant entre autre de sécuriser la rémunération du temps de travail par l’installation de pointeuses électroniques, de fournir du matériel et des formation de nature à préserver la santé des salariés et le respect de l’environnement, de garantir le libre choix de vote des personnels de nettoyage sous-traité lors des élections professionnelles, et de privilégier les prestataires offrant des garanties sociales au-dessus des standards du secteur.

Hospitality-On

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