Alors que la période de haute-saison approche, les restaurateurs doivent adopter les meilleures pratiques pour recruter et fidéliser leur personnel.

La course de fin d’année est souvent synonyme de forte affluence pour les restaurateurs français. Cette période, cruciale pour le chiffre d’affaires, met les équipes à rude épreuve et le manque de personnel peut rapidement se transformer en un frein majeur à la croissance. Alors que la pénurie de main-d’œuvre reste une préoccupation constante, comment les restaurateurs peuvent-ils se préparer à cette hausse d’activité, en attirant et en retenant les meilleurs talents ?
Le défi du recrutement dans la restauration française : une réalité chiffrée
Le secteur de la restauration en France est en constante tension sur le marché de l’emploi. D’après une étude menée par l’UMIH (Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie) et du Groupement National des Chaînes (GNC) en 2024, 200 000 emplois sont à pourvoir dans le secteur de la restauration, ce qui constitue un frein majeur au développement de la filière.
Pour les périodes de pointe, comme l’été ou les fêtes de fin d’année, ces chiffres s’aggravent, avec une demande accrue pour des contrats à durée déterminée et un besoin d’intégration rapide. Une enquête de France Travail révèle que plus de 300 000 projets d’embauche sont prévus sur l’ensemble de l’année 2026 sur le territoire hexagonal, dont plus de la moitié (56%) concerne des saisonniers. Ces données mettent en lumière l’urgence pour les restaurateurs de repenser leurs stratégies de recrutement et de fidélisation.
L’art d’anticiper : planifier et diversifier les sources de recrutement
La clé du succès pour la haute saison réside dans l’anticipation. Attendre le dernier moment pour recruter, c’est se retrouver en concurrence avec une multitude d’établissements et devoir faire des concessions sur la qualité des profils.
Les restaurateurs les plus avisés commencent à planifier leurs besoins en personnel au moins 3 à 4 mois à l’avance. Grâce à des solutions technologiques comme les logiciels de planification du personnel comme Skello intégrés aux logiciels de caisse, il est désormais plus simple de prévoir les pics d’activité, de modéliser les plannings et d’éviter les sous-effectifs. Cela réduit le stress lié aux imprévus et permet d’allouer les bonnes ressources au bon moment.
Les réseaux sociaux professionnels, tels que LinkedIn, sont devenus des outils incontournables. Il n’est pas rare de voir des restaurants lancer des campagnes de recrutement sur Instagram, ciblant les jeunes et les étudiants.
De même, les plateformes spécialisées comme Extracadabra ou Brigad permettent de trouver des extras qualifiés en quelques clics pour pallier les besoins ponctuels, permettant aux restaurateurs français de recourir à des solutions de recrutement « à la demande » pour leurs périodes de rush.
En outre, l’organisation de journées portes ouvertes ou de « job dating » au sein même de l’établissement est une excellente pratique. Cela permet aux candidats de découvrir l’environnement de travail, de rencontrer leurs potentiels futurs collègues et de se faire une idée concrète de l’ambiance. Le bouche-à-oreille reste également un puissant levier : encourager le personnel existant à recommander de nouveaux talents peut être récompensé par des primes d’intéressement, une pratique de plus en plus courante dans les établissements français.
Rendre l’offre d’emploi attractive : au-delà du salaire
Dans un contexte de pénurie, les candidats ne se contentent plus d’un simple salaire compétitif. Ils recherchent de la reconnaissance, de bonnes conditions de travail et une qualité de vie.
Les restaurateurs qui réussissent à attirer et à retenir leur personnel pendant la haute saison ont compris qu’il fallait agir sur plusieurs leviers. Tout d’abord, la rémunération doit être juste, mais elle peut être complétée par des primes sur objectifs ou des pourboires partagés de manière équitable.
Les horaires de travail constituent également un point de friction majeur, avec le travail en coupures, en soirées, les week-ends et jours fériés. Les restaurateurs peuvent toutefois proposer des plannings plus flexibles : jours de repos consécutifs, horaires aménagés pour les étudiants, ou plannings en continu pour certaines équipes, réduisant ainsi le temps de trajet et le stress du personnel. Là encore, un logiciel de planification du personnel couplé à un logiciel de caisse facilite la mise en place de plannings plus flexibles, visibles en temps réel par les équipes, réduisant ainsi les frictions et les malentendus.
Enfin, l’environnement de travail doit être agréable. Cela passe par un bon management, l’entraide entre collègues, mais aussi par la mise à disposition de matériel performant et de locaux adaptés. L’investissement dans des équipements modernes, comme des solutions de caisse tout-en-un, des logiciels de gestion de commande ou des solutions pour la gestion des réservations, permet de fluidifier le travail et de réduire la charge mentale du personnel.
Fidéliser ses équipes : investir dans le capital humain
Recruter est une chose, mais fidéliser l’est encore plus. Le turnover coûte cher aux entreprises, en temps et en argent, notamment en formation des nouveaux arrivants. C’est pourquoi les restaurateurs français, conscients de cet enjeu, misent de plus en plus sur la formation, la reconnaissance et les perspectives d’évolution.
La formation continue est un puissant levier de fidélisation. Un serveur formé à la sommellerie ou un commis qui apprend de nouvelles techniques de cuisine se sent valorisé et gagne en compétences. Mettre en place des programmes de mentorat, où les employés plus expérimentés encadrent les nouveaux, permet également de créer un sentiment d’appartenance et de renforcer la cohésion d’équipe. Ici encore, la technologie joue un rôle clé. Un système de caisse intelligent offre une vision claire des performances individuelles et collectives, permettant de valoriser les meilleurs éléments et d’identifier les besoins de formation.
La reconnaissance est aussi un élément clé. Une bonne communication, des retours constructifs et des moments de convivialité, comme des repas d’équipe ou des soirées de fin de saison, contribuent à créer un climat de confiance et de bien-être. Par exemple, la mise en place de « challenge de la semaine » pour les serveurs, avec un prix pour le meilleur vendeur ou celui qui a reçu le plus de compliments de la part des clients, peut booster l’engagement des équipes.
Enfin, offrir des perspectives d’évolution, même pour des contrats saisonniers, est un atout de taille. Proposer à un employé de revenir l’année suivante, voire de lui proposer un contrat à durée indéterminée, lui montre que son travail est apprécié et qu’il a un avenir au sein de l’établissement. Pour les jeunes en particulier, cela peut être le tremplin pour une carrière dans le secteur.
L’humain au cœur de la performance
La haute saison est une période exigeante, mais elle est aussi l’occasion pour les restaurateurs de démontrer leur capacité à innover et à valoriser leur capital humain.
Dans un marché de l’emploi tendu, les établissements qui se distinguent ne sont pas ceux qui paient le mieux, mais ceux qui offrent un environnement de travail respectueux, des perspectives d’évolution et un management bienveillant.
La stratégie de recrutement et de fidélisation pour les périodes de forte affluence doit être abordée de manière globale, en y intégrant l’anticipation, la diversification des canaux de recrutement, l’attractivité de l’offre et l’investissement dans le bien-être des équipes. Un logiciel de caisse moderne ne se limite pas à encaisser les clients : il devient un outil central de gestion, facilitant la planification, le suivi de la performance et la fluidité des échanges.
Le résultat ? Des équipes plus sereines, mieux organisées, et donc plus enclines à rester sur le long terme.



