Le petit empire de Serge Blanco en liquidation judiciaire

Le petit empire de Serge Blanco en liquidation judiciaire

Sont inclus dans ce désastre, le centre de thalassothérapie Serge Blanco d’Henday, l’Hotel Ibaia Iru, Chateau de Brindos, et les boutiques 

 

Le petit empire de Serge Blanco en liquidation judiciaire

Le 13 janvier dernier, le tribunal de commerce de Bayonne a prononcé la liquidation judiciaire de la holding qui permettait à l’ancien rugbyman du XV de France de gérer ses différentes affaires, dont le centre de thalasso d’Hendaye.

Les affaires de Serge Blanco se portent très mal. En effet, selon France Bleu Pyrénées-Atlantiques, le tribunal de commerce de Bayonne a prononcé le placement en liquidation judiciaire de la holding de l’ancien rugbyman français qui lui permettait de gérer ses affaires, parmi lesquelles le centre de thalassothérapie d’Hendaye, dans les Pyrénées-Atlantiques. Dans son jugement, le tribunal révèle que la société holding S.B.L.C doit faire face à un passif de 11.330.171,32 euros.

Des dettes qui impactent directement la santé financière du complexe de thalassothérapie d’Hendaye, dont les pertes d’exploitation en 2019 étaient évaluées entre 600.000 et 800.000 euros, selon le directeur financier de l’établissement. La direction cible « les grèves et le mouvement des gilets jaunes« , mais également des dégradations de l’ensemble immobilier à la suite de travaux de rénovation en 2012.

En pratique, France Bleu précise que même placée en redressement judiciaire, la thalasso peut continuer son activité pendant une durée de 6 mois. Une durée d’observation qui peut être prolongée à deux reprises. Les dettes sont alors figées et la période doit permettre à la thalasso de se remettre financièrement.

La vente de son château d’Anglet pour l’aider à combler ses dettes

L’empire Blanco est au plus mal puisque l’hôtel qui est attenant à la thalasso, baptisé Ibaia Iru, a également été placé en redressement judiciaire avec la même période d’observation de six mois. Ce n’est pas le premier coup dur pour l’ancien international de rugby puisque l’an dernier déjà, c’est l’hôtel de luxe de Brindos à Anglet qui a fermé après une liquidation judiciaire. La vente du château pourrait aider à combler les dettes de Serge Blanco. Pour l’instant, une offre à 11 millions d’euros n’a pas abouti.

Fleuron

La thalassothérapie Serge Blanco a été lancée en 1991 par l’ex-rugbyman du Biarritz Olympique (le BO) avec des associés. Elle constitue l’un des fleurons de cette activité touristique sur le littoral basque avec d’autres établissements à Saint-Jean de Luz, Biarritz et Anglet. Ils se livrent depuis le début « une dure concurrence » entre eux, d’autant que des groupes internationaux sont désormais de la partie. Les responsables de la thalassothérapie pointent également les offres montées en Tunisie ou en Croatie, ainsi que les activités « remise en forme » apparues dans le thermalisme local, notamment à Dax ou Cambo les Bains.

Autres diversifications, Serge Blanco a suscité un réseau de magasins franchisés vendant des vêtements « chic et décontracté » à son enseigne, comme la collection « XV ». Surtout, il a racheté en 2000 un joyau de la Côte basque, l’hôtel de Brindos à Anglet, un établissement 5 étoiles de style néo-ibérique doté de 24 chambres et cinq suites. Après plusieurs années d’exploitation, le pilier de rugby (initialement ancien ajusteur chez Dassault) a dû lui-même recourir, le 24 avril 2017, à une procédure de sauvegarde pour ce havre de luxe avec son parc de cinq hectares. Ce dernier avait ensuite été placé en redressement judiciaire le 22 octobre 2018, puis fermé après sa mise en liquidation judiciaire un an plus tard.

Depuis, diverses offres pour cet ensemble valorisé au moins 11 millions d’euros n’ont pas abouti : un promoteur voulait en faire une résidence personnes âgées haut de gamme, tandis qu’un investisseur allemand a été sur les rangs, mais de lourds travaux étaient nécessaires.

 

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