L’activité en France proche de son niveau d’avant-crise, selon la Banque de France

L’activité en France proche de son niveau d’avant-crise, selon la Banque de France

En juillet, le niveau d’activité se situe à 1,5% de son niveau d’avant-crise, selon la banque centrale française. Les entreprises ont réussi à s’adapter, mais subissent encore les difficultés d’approvisionnement et de recrutement.

L'activité en France proche de son niveau d'avant-crise, selon la Banque de France

Le retour à la normale se rapproche. Malgré les nouvelles restrictions pour faire face à la recrudescence de l’épidémie de Covid-19, l’activité française a continué de se redresser au mois de juillet. Le rebond de l’hôtellerie-restauration a en effet permis au produit intérieur brut (PIB) d’atteindre entre 98,5% et 99% de son niveau d’avant-crise, contre 98% en juin, selon la Banque de France.

La reprise de l’activité a même été meilleure qu’attendu. La banque centrale française s’attendait à ce qu’elle reste « proche de -2% en juillet ». De son côté, l’Insee avait estimé fin juillet que le PIB était encore inférieur de 3,3% au deuxième trimestre par rapport au niveau d’avant-crise. Mais les Français, dont une partie était en vacances en juillet, ont fait leur retour dans les restaurants et les hôtels de l’Hexagone. Ainsi, dans la restauration, l’activité « se situe désormais à 79% du niveau jugé normal, contre 69% » en juin. Dans l’hébergement, elle atteint 72%, contre seulement 54% en juin, selon les résultats de l’enquête réalisée par la Banque de France auprès de 8.500 entreprises entre le 22 juillet et le 4 août.

Une pénurie qui dure

D’autre part, l’activité serait « globalement stable dans de nombreux secteurs de l’industrie, du bâtiment et des services marchands ». Toutefois, les entreprises connaissent encore beaucoup de difficultés d’approvisionnement. La pénurie des circuits-intégrés (puces) dans le monde se poursuit et grippe en effet de nombreuses chaînes de production. Dans l’industrie, 49% des entreprises connaissaient des difficultés d’approvisionnement en juillet contre 47% en juin. C’est pire dans le bâtiment où 60% des entreprises font part de ces problèmes. Dans l’automobile, 83% des entreprises sont frappées, les machines et équipements à 71% et les équipements électriques à 66%.

Aux difficultés d’approvisionnement s’ajoutent les problématiques de recrutement. La part des entreprises signalant des difficultés à embaucher augmente de 44% à 48% entre juin et juillet. Elle est plus élevée dans les services (53%) et le bâtiment (54%) que dans l’industrie (31%). Dans la restauration aussi, 44% des entreprises rencontrent des difficultés de recrutement et 43% dans l’hébergement.

 

Vers un retour à la normale fin 2021

Néanmoins, le retour à la normale pour la fin 2021 est « tout à fait possible », a déclaré à l’AFP le directeur général adjoint des études de la Banque de France, Bruno Cabrillac, ajoutant que « la réponse définitive sera donnée par nos prévisions du mois de septembre ».

Si les incertitudes demeurent élevées sur l’évolution de l’épidémie, le directeur général adjoint constate « une grande vigueur de la reprise et une grande adaptation des entreprises à la crise sanitaire et aux mesures de restriction sanitaires qui ont été prises en juillet », explique-t-il.

De plus, en dépit des nouvelles mesures sanitaires instaurées depuis fin juillet, « pour le mois d’août, les chefs d’entreprise anticipent globalement une stabilité de l’activité ». Si certains secteurs pourraient voir leur situation se dégrader « en lien avec l’augmentation des contaminations par la Covid » d’autres pourraient connaître une « légère amélioration », anticipe la banque centrale.

(Avec AFP)

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