"Je travaille dans un hôtel de luxe, les millionnaires peuvent être infects"

"Je travaille dans un hôtel de luxe, les millionnaires peuvent être infects"

“Je travaille dans un hôtel de luxe, les millionnaires peuvent être infects”

 

Travailler pour des clients riches, c’est très instructif 

"Je travaille dans un hôtel de luxe, les millionnaires peuvent être infects"

Évidemment, ce témoignage paru sur le site de Vice est anonyme. Parce qu’il balance, et pas qu’un peu, sur les clients d’hôtels cinq étoiles où travaille le narrateur.

“En apprendre sur l’espèce humaine”

Celui-ci explique avoir “la trentaine bien entamée” et avoir rencontré plus d’un millionnaire au cours de sa carrière dans l’hôtellerie de luxe en tant que bagagiste.

“Ce boulot m’a permis d’assouvir ma curiosité et d’en apprendre davantage sur l’espèce humaine.”

Lionel Messi, sympa comme un ado

Car il y a différents types de clients riches. Il y a les sympas auxquels on ne s’attendait pas : un grand patron français de l’industrie des télécommunications, qui sait enlever ses chaussures de ski tout seul, le roi de Jordanie Abdallah II, ou encore Lionel Messi.

“On aurait dit un ado qui payait un week-end en France à sa copine. Le mec était aussi simple, discret que gentil. Limite à prendre lui-même ses bagages.”

Tarantino et son pourboire “cheap”

Il y a aussi les clients moins sympas : un journaliste politique français qui souhaite avoir un accueil de ministre, Quentin Tarantino, qui, en guise de pourboire donne au narrateur deux places pour l’avant-première de “Boulevard de la Mort”, ce qu’il a jugé plutôt “cheap”.

Ou encore un influent cafetier de la place parisienne d’origine auvergnate :

“Le genre de client infect que tu as envie d’étouffer dans la neige. Ce mec est resté là une semaine, qu’il a passée à se bourrer la gueule, sa soûlographie nécessitant deux cuites quotidiennes.”

Un plat spécifique pour un yorkshire

Travailler pour des millionnaires n’est cependant pas qu’une simple étude anthropolgique :

“Je n’ai pu que constater les dégâts moraux causés par la puissance de l’argent. ‘Plus on monte dans la société, plus l’oxygène moral se raréfie’, comme dit Jean-Pierre Michéa. Une dernière anecdote illustre bien ce sentiment. Un matin dans un Relais & Châteaux réputé pour son excellente table, je croise le second de cuisine en train de tirer sur sa clope de manière compulsive, l’air bien énervé. Je lui demande ce qu’il ne va pas. Il me répond sèchement qu’il a débuté sa journée une heure plus tôt que d’habitude. Je dis ouais, OK, c’est pas la mort non plus. Il me répond qu’une cliente lui avait demandé un plat spécifique pour son yorkshire.”

NouvelObs

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