Chercheurs d’emploi : vous ne serez pas recrutés comme un candidat en poste

Chercheurs d’emploi : vous ne serez pas recrutés comme un candidat en poste

Chercheurs d’emploi : vous ne serez pas recrutés comme un candidat en poste

 

Les chercheurs d’emploi ne sont pas recrutés de la même manière selon s’ils sont déjà en poste ou pas. Quelques différences révélées par la dernière enquête Sourcing de l’Apec.

 

Chercheurs d’emploi : vous ne serez pas recrutés comme un candidat en poste

Bonne nouvelle pour les chercheurs d’emploi : les entreprises affichent de plus en plus leurs besoins de recrutement via des offres d’emploi, selon l’enquête annuelle Sourcing* de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Sur le site de l’entreprise, sur les sites d’annonces généralistes, et surtout via les plateformes spécialisées. Et cette transparence grandissante bénéficie surtout aux candidats sans poste, les plus concernés par ce mode de recrutement. Sur 100 d’entre eux ayant trouvé un poste en 2014, 60 y sont parvenus en répondant à une annonce.

Les cadres déjà en poste jouent sur d’autres terrains

Au contraire, les cadres déjà en poste ne sont qu’une petite moitié à avoir approché leur nouvelle entreprise de cette manière. Logique : ces derniers sont moins dans une posture de recherche. Ils sont plus souvent débauchés par la concurrence. 20 % d’entre eux faisaient partie du réseau de leur recruteur, 8 % ont bénéficié d’une cooptation. Et ils sont bien plus nombreux à être débauchés par des chasseurs de tête : 7 % de ceux qui sont passés d’un poste à l’autre en 2014, contre 2 % pour ceux qui n’en avaient pas avant leur embauche.

Un processus de recrutement qui diffère selon la situation de poste

Autre différence : les cadres sans emploi sont davantage soumis à une présélection téléphonique, en particulier lorsqu’il s’agit de vérifier les informations factuels du CV. C’est arrivé à 36 % d’entre eux, contre 31 % pour les candidats en poste. Mais ces derniers sont eux plus soumis au contrôle des références et des diplômes. Pour l’Apec, cette particularité s’explique par la surreprésentation des cadres en activité dans les entreprises de plus 1 000 salariés et dans des secteurs friands du contrôle références et diplômes que sont le social, la santé et la culture.

Ingrid Falquy

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