Canicule : peut-on ne pas aller au travail à cause de la chaleur ? peut-on m’interdire d’aller en short au travail ?

Avec des températures frôlant les 40 °C, aller au bureau en
pantalon devient vite insupportable. Même chose quand on
travaille dans le commerce, en usine ou sur des chantiers… Peut-on
toutefois porter un short au travail sans que cela nous soit reproché
? La réponse diffère selon l’emploi et les conditions de travail.
Tout salarié est libre de choisir comment il s’habille : on parle de
liberté vestimentaire, qui est donc une liberté individuelle. A priori,
tout un chacun peut aller au travail en short, en robe, en jupe, en
pantacourt ou avec une chemisette, tant qu’il s’agit évidemment
d une tenue jugee correcle…
Cette règle peut être adaptée par l’employeur selon le poste occupé.

Canicule : peut-on ne pas aller au travail à cause de la chaleur ? peut-on m’interdire d’aller en short au travail ?
  • Ce n’est pas une liberté fondamentale, donc on peut apporter des
    restrictions », explique Diane Reboursier, avocate spécialisée en
    droit social. « Pour des raisons d’hygiène et de sécurité,
    l’employeur peut contraindre d’imposer le port d’un pantalon long,
    d’un casque et de chaussures de sécurité », note Éric Rocheblave
    avocat spécialiste du droit du travail. Impossible dans ce cas de
    déroger à la règle, même en temps de canicule, sauf avec
    l’autorisation de l’employeur.

«Un enjeu d’image pour l’entreprise»


L’employeur peut aussi refuser le port du short et de vêtements
spécifiques dans d’autres cas, notamment lorsque l’employé se
retrouve en contact avec la clientèle. « Il y a un enjeu d’image pour
l’entreprise », explique Diane Reboursier. « La tenue correcte
dépend en fait de la nature de l’emploi », résume Éric Rocheblave.
Un salarie enterme dans un bureau, sans contact avec personne
d’autre que ses collègues, a donc a priori le droit de porter un short
et des tongs.
Alors, comment faire si on veut travailler dans cette tenue ? « Il
faut demander à l’employeur si c’est bien compatible avec le travail
et si c’est autorisé », explique Eric Rocheblave. Si l’employé se voit
sanctionné par son employeur sur ce motif, il peut contester la
sanction au conseil de prud’hommes qui devra alors juger la
proportionnalité de l’interdiction par rapport au poste occupé.

Source Eric Rocheblave Avocat

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