Café à 10 euros après 17h: le propriétaire menacé va porter plainte

Café à 10 euros après 17h: le propriétaire menacé va porter plainte

Café à 10 euros après 17h: le propriétaire menacé va porter plainte

 

Jean-Michel Bonnus, propriétaire de la brasserie La Réale, avait décidé, pour ne pas être “hors la loi”, de mettre ses cafés à 10 euros après 17h. Une décision qui lui vaut aujourd’hui de nombreuses menaces et insultes.

 

Café à 10 euros après 17h: le propriétaire menacé va porter plainte

Jean-Michel Bonnus, propriétaire de La Réale, et son équipe de la brasserie à Toulon. Photo L. H.

 

“Je ne comprends pas, je veux faire ce que je veux chez moi, ça faisait quatre ans que je ne vendais plus de café après 17h ça n’a jamais posé problème. Aujourd’hui je ne peux plus l’interdire je dois trouver une solution pour ne plus en vendre”, explique le patron de la brasserie située sur le port de Toulon.

Après avoir reçu une plainte, il s’était vu contraint par la répression des fraudes de proposer à nouveau le café après 17h. Rusant, il le vendait donc à 10 euros.

Le commerçant et ses employés ne s’attendaient pas à “la réaction démesurée des internautes” après la publication dans nos pages de son histoire (édition du 07 juillet).

“C’est quand même dommage d’arriver à de tel propos, je veux simplement travailler et le café en fin d’après-midi n’était pas utile”, raconte-t-il, “Je ne comprend pas pourquoi on m’insulte et me menace, je ne veux juste faire tourner mon affaire et pouvoir payer mes dix employés”.

Jean-Michel a, d’ailleurs, décidé de réagir: “je vais aller porter plainte contre toutes les personnes m’ayant menacé ou insulté.”

Cette décision, il l’a prise pour sa famille. Le propriétaire de la brasserie évoque, d’ailleurs, l’état d’angoisse dont ses proches font l’objet. “Ma mère n’a pas dormi de la nuit, elle est très inquiète et ma fille était dans tous ses états, je ne veux pas d’histoires mais je ne peux pas en rester là”, confie-t-il.

UNE AFFAIRE DEPUIS 30 ANS

Propriétaire de son affaire depuis 30 ans, le commerçant est dans l’incompréhension. “Personne ne s’est jamais plaint, les clients comprenaient quand je leur disais que je ne servais pas de café, ils commandaient autre chose. Je ne vends pas que de l’alcool, je vends autant de cocktails à moins de 10 euros que de sirop, thé ou sodas”.

Jean-Michel se défend de vouloir escroquer les clients de passage: “Je ne fais pas ça pour vendre des cafés à 10 euros, je fais ça pour ne pas être hors la loi et pouvoir faire ce que je veux dans mon établissement c’est à dire ne plus vendre de café hors restauration en fin d’après-midi”.

Le commerçant conclut, “Je veux que l’on me respecte, même si l’on est pas en accord avec ma façon de penser”.

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