1er mai : mode d’emploi
Le 1er mai est un jour chômé obligatoire, sans condition d’ancienneté ni de présence la veille ou le lendemain du jour férié. Ce jour chômé ne doit pas entraîner de réduction de salaire.
Il n’est pas obligatoire dans les établissements, qui, en raison de leur activité, ne peuvent interrompre le travail. C’est le cas du secteur des Hôtels Cafés Restaurants (HCR).
Concernant les salariés des HCR :
– Vous travaillez le 1er mai : vous avez droit en plus de votre salaire à une indemnité égale au montant de ce salaire. Si vous êtes rémunéré au service, vous recevrez une indemnité égale au montant de la répartition du service pour cette journée.
Attention ! Le paiement double de cette journée travaillée est un principe d’ordre public, c’est-à-dire que rien ne peut y déroger (convention collective, accord d’entreprise, accord du salarié). Votre employeur n’a donc pas le droit de vous accorder un jour de repos compensateur au lieu du paiement double de cette journée.
– Vous ne travaillez pas le 1er mai (fermeture de l’établissement, jour de repos) : vous êtes rémunéré comme si vous aviez travaillé. Si vous êtes rémunéré au service, vous ne percevez aucune rémunération.
Si votre employeur a décidé de fermer l’établissement, alors qu’il est d’habitude ouvert, il a une obligation dans ce cas de vous verser votre salaire comme si vous aviez travaillé.
Attention ! Le 1er mai ne doit pas être imputé sur les 10 jours fériés conventionnelles.
Rappel
Chaque année, 11 fêtes légales constituent les jours fériés à caractère national : le 1er janvier (Nouvel An), le lundi de Pâques (le 1er avril cette année), le 1er Mai (fête du Travail), le 8 mai (fête de la Victoire de 1945), le jeudi de l’Ascension (le jeudi 9 mai cette année), le lundi de Pentecôte (le lundi 20 mai cette année), le 14 juillet (fête nationale), le 15 août (Assomption), le 1er novembre (Toussaint), le 11 novembre (fête de la Victoire de 1918) et le 25 décembre (Noël).
Le 1er Mai est le seul jour férié légal, c’est-à-dire accordé par le code du travail, qui doit être obligatoirement chômé : en principe il n’est pas travaillé mais doit être payé. Comme pour tout principe, il est prévu des exceptions. Certains secteurs d’activités définis par la loi – dont les HCR – ont la possibilité de faire travailler leurs salariés le 1er mai, mais à la condition de les payer double. Ces dispositions du code du travail sont d’ailleurs reprises par l’article 26-1 de la convention collective des HCR du 30 avril 1997.
Les salariés qui ont travaillé le mercredi 1er mai ont droit, en plus de du salaire correspondant, à une indemnité égale au montant de ce salaire.
– Pour les salariés payés au fixe, l’employeur doit verser une indemnité proportionnelle au montant du salaire correspondant à cette journée (les avantages en nature doivent être payés mais non doublés).
– Pour ceux payés au service, l’employeur doit verser une indemnité égale au montant de la répartition du service pour cette journée.




