La mairie de Bordeaux a refusé d’accorder le permis de construire pour transformer l’ex-Virgin de la place Gambetta en hôtel-restaurant haut de gamme. « Une erreur matérielle » veut croire Michel Ohayon, propriétaire des lieux, dont il ne doute pas qu’elle sera « corrigée incessamment » par la Ville.

Ce lundi matin, la place Gambetta s’éveille dans le calme. Loin du vacarme qui, jeudi 19 septembre, agressait passants et riverains, alors qu’au droit de la façade de l’ancien Virgin Megastore, des marteaux-piqueurs détruisaient une dalle de béton, coulée la veille. Derrière une palissade, aujourd’hui démontée, se jouait alors le prélude d’un immense chantier : la transformation de l’ancien commerce, fermé depuis 2013, en hôtel de luxe.
Un projet « social, culturel et d’animation festive en symbiose avec l’attente des Bordelais »
Problème, le 18 septembre, la mairie de Bordeaux a signifié à la SNC Gambetta Revival, une des sociétés de Michel Ohayon, qu’elle ne lui accordait pas le nouveau permis de construire pour ledit hôtel, déposé à la fin de l’hiver dernier. Motif invoqué par Stéphane Pfeiffer : « celui-ci ne respecte pas le Plan de sauvegarde et de mise en valeur de Bordeaux ». L’adjoint au maire en charge de l’urbanisme résilient explique que le document vise, entre autres, à « préserver le commerce de détail » en rez-de-chaussée de façade, alors que « le projet de M. Pétuaud-Létang, plutôt qualitatif », souligne-t-il, y implante « l’entrée de l’hôtel et un restaurant ».
« Inconcevable et irresponsable »
« La mairie dit n’importe quoi », s’emporte Michel Pétuaud-Létang. L’architecte et complice de longue date de l’homme d’affaires bordelais assure « qu’il n’y a pas de restaurant en bas, mais... la suite sur Sud Ouest



