Dans les environs d’Aix-en-Provence, plusieurs hôtels de luxe ouvrent leurs portes cette semaine à des demandeurs d’emploi. Organisée en partenariat avec France Travail et la mission locale, l’opération fait découvrir des établissement et des métiers, alors que le secteur hôtelier reste en tension.

Ces visites sont organisées toute la semaine du 17 au 23 mars en partenariat avec France Travail et la mission locale. Pour rendre plus accessibles les métiers dans l’hôtellerie de luxe, des portes ouvertes sont organisées pour des demandeurs d’emploi, notamment dans les Bouches-du-Rhône.
À l’hôtel Les Lodges Sainte-Victoire, par exemple, une quinzaine de demandeurs d’emploi a visité cet hôtel cinq étoiles au milieu des pins parasols, de la réception au spa, en passant par les chambres. « Il y a une à deux femmes de ménage par étage. Pour réaliser une chambre, il faut compter entre 30 à 45 min. Et ensuite, la gouvernante vient l’inspecter », est-il expliqué lors de la visite.
Tous les métiers leur sont présentés, comme celui de concierge de luxe, chargé de satisfaire les demandes des clients fortunés. « Ça peut être une simple demande de taxi à une demande d’hélicoptère, ou la livraison d’une quantité astronomique de roses pour conquérir le cœur d’une dame », décrit le concierge de luxe de l’hôtel.
Des candidats aux profils variés
Ensuite, les demandeurs d’emploi se présentent. Ils ont entre 18 et 50 ans et n’ont jamais travaillé dans l’hôtellerie de luxe. Yvonne par exemple, hôtesse de l’air pendant huit ans, parle trois langues et cherche maintenant un poste de réceptionniste. Il y a aussi Marina, qui a fait une licence de langues étrangères anglais-coréen, ou encore Édouard, 18 ans, avec « pas beaucoup d’expérience dans le domaine » dit-il. Certains sont séduits par les métiers qu’ils découvrent ici comme Garance, 24 ans, ancienne étudiante en arts plastiques : « Il y a des postes très intéressants, je pense au métier d’équipier séminaire qui m’a un peu tapé dans l’œil, donc j’ai directement envoyé mon CV. »
C’est justement le but de cette visite, selon Sylvie Lorenzi, directrice d’une agence de France Travail, qui a organisé l’opération avec la mission locale. « Ça permet de rendre accessible des professions à des personnes qui, au départ, ne pensaient pas qu’elles leur étaient accessibles car elles n’avaient pas la formation », souligne-t-elle.
« Il n’y a pas besoin d’avoir un diplôme. Il y a beaucoup de métiers qui nécessitent juste de la pratique. Avec de la rigueur et de l’envie, on peut monter les échelons très vite », assure Julie Chanut, la directrice des Lodges Sainte-Victoire. Le secteur de l’hôtellerie étant en tension, elle confie avoir souvent du mal à recruter : « On espère donc toujours rencontrer des bons profils en participant à ce genre d’événements. Là, par exemple, je n’ai pas encore vu leur CV, mais dans la posture et humainement, j’en ai repéré un ou deux qui m’intéressent ».
Un reportage de Mathilde Vinceneux, édité par Carol Sandevoir.



