Au Sénat, les repas gastronomiques ne coûtent que… 16,45 euros par personne

Au Sénat, les repas gastronomiques ne coûtent que… 16,45 euros par personne

 

Les chiffres donnent le vertige. 350 millions d’euros de budget par an pour la Chambre haute. Soit 150.000 euros par an et par sénateur. Le prestige du mandat se double de nombreux avantages: 40 allers/retour en avion offerts par an par élu, l’accès à une carte illimitée de la SNCF en première classe, le forfait téléphonique, les nuits d’hôtel, une indemnité mensuelle de 5.500 euros net, une autre enveloppe de 6000 euros non imposable, et 7 500 euros pour payer des assistants… Ce qui revient pour le contribuable à payer 23.500 euros par mois pour un seul sénateur.

Au Sénat, les repas gastronomiques ne coûtent que... 16,45 euros par personne

On sait que les cantines de la République sont bonnes. On n’imagine pas qu’elles sont, en plus, bon marché. Dans un dossier spécial publié en octobre 2015, le magazine Capital s’est intéressé au restaurant du Sénat. Au menu du jour : foie grasmi-cuit entier et une sole des côtes bretonne façon meulière. Montant de la note ? Seulement 16,45 euros. « Soit à peine plus que le prix d’une pizza regina », constate le magazine. Pour les personnes ne travaillant pas au Sénat, le menu est facturé 26,75 euros.

Comment est-ce possible ? C’est simple, la « cantine » du Sénat qui donne sur les jardins du Palais du Luxembourg est… subventionnée. Chaque année, elle coûte 800 000 euros par an aux contribuables. Quand on sait qu’un sénateur gagne 7 300 euros par mois, sans compter l’indemnité de frais de représentation, on ne comprend pas comment ce privilège n’a pas disparu avec la crise.

Au Sénat, les repas gastronomiques ne coûtent que... 16,45 euros par personne

Découvrez des choses que vous n’auriez pas osé imaginer. 

 Quelques exemples :

Un budget de fonctionnement de 350 millions d’euros par an, ce qui ramené par tête de pipe (excusez sénateur) fait 150.000 euros par an et par sénateur.

De plus ce mandat « prestigieux » se double de nombreux avantages: carte illimitée de la SNCF en première classe, les nuits d’hôtel, 40 allers/retour en avion offerts par an et par élu de sa circonscription à Paris, le forfait téléphonique illimité, voiture et chauffeur.  A tout cela il faut bien sur ajouter le salaire qu’ils appellent eux « indemnité« , c’est plus noble et plus élégant et surtout cela incite moins à la comparaison avec un salaire de salarié. Une indemnité mensuelle de 5.500 euros net, plus une enveloppe de 6000 euros non imposable, et pour couronner le tout 7500 euros pour payer des assistant(e)s qui peuvent être et sont souvent, la femme, le fils la fille ou un parent.   Pas mal non ? Cela fait tout de même 23.500 euros par mois et par sénateur.

Autre exemple de la totale démesure inconsciente du Sénat; le restaurant du Sénat qui est tenu par les meilleurs ouvriers cuisiniers de France qui y élaborent et servent une cuisine très haut de gamme assortie des meilleurs vins, ne facture à ces messieurs dames Sénateurs que 16€45 par repas, mais seulement pour le prix car selon l’enquête de « pièces à conviction, le Sénat y verse 800.000 euros pour les repas de ses fonctionnaires et élus.

Mais le sommet vient en fin d’émission lorsque le « questeur » du Sénat, Bernard Saugey, jeune sénateur de 71 ans, questionné par les journaliste de l’émission qui lui font remarquer l’opacité du document qu’il présente comme étant le budget du Sénat, à l’outrecuidance de répondre très désinvolte : «Tant mieux si le budget détaillé n’est pas publié, je suis content J’estime que ce n’est pas la peine que les gens regardent des choses qu’ils vont être incapables de commenter, ils auront certainement des réflexions idiotes. Je pense que tout les gens ne sont pas capables de comprendre les règles d’un budget»

Les Bourricots s’excusent donc immédiatement auprès du Questeur pour les réflexions idiotes qu’ils profèrent inconsciemment.

Voila maintenant qui est dit par le propre « questeur » du Sénat : Nous sommes trop cons pour comprendre, alors autant rien nous dire.  Néanmoins s’il y a une chose que Le Bourricot a déjà compris depuis longtemps c’est que non seulement Le Sénat nous coûte très cher, mais qu’en plus il ne sert à rien !

 

Le Bourricot

*** Source
– « Frais de bouche : on continue de se régaler à nos frais », Capital, octobre 2015

Politique.net

A la Une, Restaurants

Laisser un commentaire