La bienveillance, clef du nouveau management

La bienveillance, clef du nouveau management

La bienveillance, clef du nouveau management

Les professionnels des RH se penchent constamment sur de nouvelles méthodes permettant d’améliorer les performances des équipes, tout en optimisant l’expérience employé. Part importante de la stratégie RH, le management fait ainsi l’objet de nombreuses adaptations. Parmi toutes les approches human centric, le management bienveillant a émergé ces dernières années. Séduisant de plus en plus d’entreprises, il repose sur les principes suivants :

La bienveillance, clef du nouveau management

1.    L’empathie

 

Un des piliers de la bienveillance managériale est certainement l’empathie. Un manager bienveillant doit en effet être capable de se mettre à la place de ses collaborateurs. Terminée la position de supériorité absolue, avec une hiérarchie très cloisonnée. Sans pour autant supprimer les frontières entre manager et employé, le management bienveillant repose sur davantage de proximité.

Selon une étude de 2017, 94 % des managers français pensent être de bons managers, mais à peine 64 % des employés sont d’accord. Ce décalage montre bien l’importance de l’empathie dans le management !

L’idée est de réussir à mieux comprendre chaque membre de l’équipe : connaître ses forces et ses axes d’amélioration, cerner ses problématiques et ses enjeux, identifier ses motivations et ses aspirations, etc. Pour y parvenir, le manager bienveillant doit alors faire preuve d’une bonne intelligence émotionnelle (EQ).

 

2.    De vraies relations

 

Ensuite, il est essentiel de bâtir de véritables relations avec les employés. À ce niveau, l’empathie a évidemment un rôle crucial ! Le manager n’est plus un simple chef d’équipe qui coordonne la bonne exécution des tâches, veille à la productivité et reporte à la direction : il se montre également humain. Tout en préservant une distance raisonnable avec ses collaborateurs, le manager bienveillant doit fonder des relations durables, basées sur la confiance et le respect.

Il s’agit de poser les bases d’une relation saine dès le départ, puis de l’entretenir au quotidien. L’objectif est d’apprendre à mieux connaître son équipe, et tous les individus qui la composent, pour en tirer le meilleur. In fine, l’ambiance est plus saine et les performances s’en font ressentir.

Par extension, le manager bienveillant encourage alors une bonne communication dans l’équipe. Il est à l’écoute de chaque collaborateur, sans favoritisme. Concrètement, cela signifie qu’il écoute les remarques, idées et suggestions, mais aussi les problèmes et difficultés éventuels.

 

3.    La confiance

 

Dans la continuité des points précédents, le manager bienveillant inspire confiance, il ne s’impose pas. Une autre étude de 2016 révèle d’ailleurs que la confiance est la qualité indispensable d’un bon manager, pour 32 % des collaborateurs interrogés.

Véritable leader, il doit à la fois se montrer fiable et partager sa vision. Grâce à son leadership, il encourage l’équipe à suivre la même direction, à avancer ensemble. En pratique, un manager bienveillant parvient à mériter et gagner la confiance de ses employés à travers ses actions et son comportement. Pour obtenir la loyauté d’une équipe, des actes valent plus que des mots !

La bienveillance, clef du nouveau management

4.    Une bonne motivation

 

Un autre principe bienveillant est de savoir motiver les collaborateurs, aussi bien de manière individuelle que collective. Ici encore, l’empathie est indispensable !

Grâce à une bonne motivation, le manager peut alors révéler et développer le capital humain d’une équipe et de chacun de ses membres. Favoriser la motivation peut également stimuler l’engagement et l’innovation, tout en améliorant les performances. En plus, en tant que leader inspirant, il contribuera également au développement des membres de son équipe et cela au-delà du cadre de l’entreprise.

De même, la bienveillance passe aussi par la reconnaissance :

  • Du travail accompli et des contributions de chacun à la réussite globale.
  • Des compétences et des qualités de chaque collaborateur. Cette reconnaissance se traduit notamment par l’attribution de responsabilités et de missions plus stimulantes.
  • Et l’accompagnement vers d’autres horizons.

 

5.    Esprit d’équipe et tolérance

 

Enfin, un manager bienveillant encourage l’esprit d’équipe. Au lieu de prôner une concurrence ardue et effrénée entre les collaborateurs, il favorise au contraire une compétition saine et stimulante. De cette façon, chacun est plus motivé à se surpasser, sans pour autant écraser ses collègues.

Qui dit bienveillance dit aussi tolérance. D’une part, le manager bienveillant accepte et valorise la diversité, en tirant le meilleur de chacun. D’autre part, il se montre tolérant en cas d’erreur. Au lieu de blâmer les collaborateurs, il les encourage à apprendre de leurs erreurs pour s’améliorer. Il reste dans un esprit positif et constructif, qui peut potentiellement profiter à tous.

 

Et si le management bienveillant était le futur du travail ? En montrant l’exemple, le manager bienveillant pourrait même inciter les autres collaborateurs à adopter le même comportement. La bienveillance peut être contagieuse !

 

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