Une fellation contre un CDI, un restaurateur face à la justice

Une fellation contre un CDI, un restaurateur face à la justice

Une fellation contre un CDI, un restaurateur face à la justice

 

Un contrat ou un bon salaire contre une fellation : le « patron » du restaurant-bar de la place de l’Hôtel-de-Ville de Saint-Quentin a dû s’expliquer ce mardi sur son recrutement. Non vous ne rêvez pas.

Une fellation contre un CDI, un restaurateur face à la justice

Elles sont jeunes, plutôt jolies, inexpérimentées sur un plan professionnel « Les cibles parfaites », observe la procureur en fixant du regard Jean-Baptiste Dumas. Lui, c’est « le patron » comme l’appelaient toutes ces serveuses du « Panda qui fume » restaurant , un bar-restaurant de la place de l’Hôtel-de-Ville. Mardi 17 janvier, à la barre du tribunal correctionnel, il en avait moins l’aura, bredouillant à sa première prise de parole, peinant à justifier qu’il n’était qu’un salarié – le maître de salle – et non le gérant tout-puissant.
L’affaire éclate dans les colonnes de nos confrères du Courrier picard dans le courant de l’été. En tout, une dizaine de jeunes femmes, certaines mineures, l’accusent d’avoir eu recours à ce genre de chantage.
Contre un CDI ou de l’argent, il réclame une fellation, la somme proposée augmentant au rythme des fins de non-recevoir. Un peu moins d’une dizaine de jeunes femmes qui ne demandaient qu’à travailler recevront des SMS dans la même veine : je te donne un CDI, un bon salaire ou de l’argent, tu réponds à mon désir le plus pervers.
Le tribunal rendra sa décision le 7 février.

La procureur a requis à son encontre deux ans de prison (dont 14 mois avec sursis) assortis d’une mise à l’épreuve et l’inscription sur le fichier des délinquants sexuels. Sur son ex-compagne, plane la sanction de 10 mois de prison avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve.

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